dimanche 14 juin 2015

Les fruits tiendront-ils la promesse des fleurs ?



La fleur n'est pas la certitude du fruit
La COP 21 : conférence sur les changements climatiques aura lieu à Paris du 30 novembre au 15 décembre 2015. Elle est à la fois la 21e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et la 11e conférence des parties siégeant au protocole de Kyoto. Le changement du climat est désormais une chose admise. La plupart des pays et la majorité de la population sont conscients qu’un problème existe et que des solutions globales doivent être trouvées. Il n’est plus temps de chercher où sont les coupables, si coupables il y a ! Sans prendre trop de risques, nous pouvons dire que nous sommes tous responsables. Alors si nous sommes tous responsables, tout le monde doit s’y mettre pour faire évoluer les choses. Le temps n’est plus aux palabres et à la prise de conscience mais à l’action !  

L’agriculture est attendue !
Les zones en voie de désertification représentent deux tiers de la surface de la terre

Le réchauffement du climat est en bonne partie dû à l’émission de gaz à effet de serre et à la diminution des capacités de stockage du carbone. Il y a à ça des causes multiples plus ou moins importantes. Le sujet est complexe et immense, il impacte l’ensemble de la planète dans sa diversité et sa complexité. La vision et l’analyse doivent être holistiques, c’est-à-dire considérer que chaque acte, chaque élément, fait partie d’un tout. L’agriculture est une des parties prenantes de cet ensemble complexe et nous sommes attendus. La photosynthèse, premier allié naturel de l’agriculteur, est un élément primordial pour favoriser le stockage du carbone et l’extension des zones arides dans le monde doit être une préoccupation de premier ordre. Les zones arides favorisent les chaos climatiques : grandes sécheresses, tempêtes, pluies diluviennes s’enchaînent pèle-même comme si la nature avait la volonté de faire fuir l’homme pour mieux retrouver ses équilibres. Devons-nous nous y résoudre, évidemment non ! L’arrêt de la déforestation et la reconquête des zones arides doivent être la préoccupation numéro un.

Ne nous trompons pas de cible !
S’agit-il ici de reporter sur d’autres des mesures qui peuvent être prises chez nous, non bien sûr ; il s’agit juste de veiller à ce que des micro mesures cumulées dans des zones à faible impact n’aient pas de macro effets sur d’autres zones. Nous, agriculteurs, avons notre pierre à apporter à l’édifice et toutes les initiatives que nous voyons fleurir dans nos fermes ont un intérêt si petit soit-il. Cependant ne nous méprenons pas, la reconquête de zones arides et l’arrêt de la déforestation sont des éléments majeurs. Les zones tropicales représentent les plus beaux puits de carbone de la planète et le désert s’étend. Nous aurons beau couvrir nos toits de photovoltaïque, transformer nos fermes en immenses prairies pour mieux stocker le carbone ou transformer nos effluents d’élevage en méthane, si nous continuons à laisser le désert prendre de l’ampleur, l’impact sera de plus en plus négatif. Dans le même temps, les besoins vont croissant et de manière exponentielle. Les besoins alimentaires augmentent, les demandes en énergie renouvelables augmentent, les besoins en bio produits également, c’est un fait, nous devons l’assumer.

Alors que faire ?
D’abord, limiter les gaspillages de façon drastique ; dans la nature tout est réutilisé, il doit en être de même pour notre économie. Nous devons passer du « produire, consommer, jeter » à l’économie circulaire où tout se transforme, tout se valorise. Pour réussir ce pari, une grande place doit être laissée à l’initiative et à l’innovation. S’il est évident qu’un cadre doit être défini, les directives et autres règlements risquent plus d’être sclérosants que productifs. Nous devons également stopper la déforestation des grandes forêts tropicales. Toute production alimentaire issue de la déforestation doit être bannie et l’importation des denrées qui en sont issues doit être proscrite. Je ne veux pas faire ici l’inventaire de tout ce qui peu être fait en matière agricole pour contribuer à une solution sur le climat, mais un sujet me tient particulièrement à cœur, c’est celui de l’élevage. Si l’herbe dans toute sa diversité est une solution reconnue pour capter le carbone, il n’est pas concevable de prétendre faire pousser de l’herbe, s’il n’y a pas suffisamment d’animaux pour venir la brouter. L’élevage de ruminants est donc bien une solution pour le climat.

Les ruminants sont une solution, pas un problème !
Pour écouter Allan Savory cliquez ICI 
Tout est fait de nuances et tout se tient. Il convient juste de revenir aux fondamentaux. Allan Savory (cliquez la vidéo ICIchantre de la reconquête des espaces arides par la réhabilitation des troupeaux sait le démontrer mieux que quiconque. Savory est un biologiste, il a consacré sa vie à chercher comment arrêter la progression des déserts. Deux tiers des prairies dans le monde disparaissent, accélérant le changement climatique, et poussent des sociétés pastorales dans le chaos social.  Partant des idées communément admises qui consistent à limiter le chargement d’animaux sur un territoire, il est arrivé au constat que cela conduisait à un échec. A force d’observation, il a reconstitué le comportement naturel des ruminants sauvages et l’a modélisé pour réintroduire des cheptels dans les zones en cours de désertification. Les herbivores se regroupent en troupeau pour mieux résister aux prédateurs. Ils paissent, ils piétinent, ils défèquent sur un espace limité, ensuite ils se déplacent sur un autre espace ou l’herbe est plus dense et plus riche. Les éleveurs sans vraiment le savoir pratiquent cela depuis la nuit des temps, c’est peut-être un des premiers exemples de bio mimétisme. Nous pratiquons la même chose avec les pâturages tournants dynamiques.

Ne pas lâcher la proie pour l’ombre !
Les techniques mises au point par Savory ne sont ni désuètes, ni empiriques elles font simplement appel à deux choses : le bio mimétisme et l’approche holistique. Ces approches sont très complexes mais les techniques nouvelles peuvent nous permettre de les appréhender avec sérénité. Pour cela il faut conjuguer l’observation, l’analyse et l’accompagnement par les nouvelles technologies. Au niveau des décideurs, il faut orienter les moyens les plus importants vers les zones les plus arides, c’est là que l’impact sera le plus important. Il faut laisser un champs d’initiative assez grand pour pouvoir espérer des résultats. Pour autant, il n’est pas question de dire qu’il n’y a rien à faire chez nous, et des choses se mettent en place. Mais là aussi croire que la déconcentration est une solution ou que l’on peut appliquer partout les mêmes solutions est une erreur. Si nous persistons à vouloir imposer des directives et des règlements inhibant toute initiative, les résultats ne seront pas au rendez-vous et feront des dégâts collatéraux considérables.

Je ne sais pas ce qui sortira de la grand-messe climatique de Paris. Quelles sont les orientations que vont prendre les grands de ce monde ? Les attentes sont grandes, au printemps du COP 21, il n’est pas de jour sans que de nouvelles initiatives apparaissent,  nous voyons des fleurs éclore de partout. Au fil des mois ces fleurs vont évoluer, les initiatives vont se préciser, il ne reste à espérer qu’elles donnent de bons fruits.

Hervé Pillaud

  

dimanche 7 juin 2015

L’arbre à vent

Entendre la forêt sur les routes de Vendée au volant d'une voiture électrique lors du Vendée Electrique Tour 2015
Non nous n’avons pas à « sauver la planète », elle s’en sort très bien toute seule…
C’est nous qui avons besoin d’elle pour nous en sortir !
Le slogan n’est pas de moi, je l’ai trouvé par hasard dans un article de terreeco.net. Il s’agit d’un tweet poster sur la plateforme de micro blogging par l’auteur de l’article @ThibautSchepman. Au moment ou beaucoup de gens se pose des questions sur ce que sera le climat demain sur notre terre, nous trouvons plus de doigts inquisiteurs que de chercheurs de solutions. J’ai pour ma part résolument décidé d’être de ceux là. A ce jeu, la modestie est de mise et je veux juste essayer de contribuer positivement aux solutions. Dans quelques mois notre pays va recevoir la conférence des Nations Unis sur les changements climatiques COP21. Cette fin de semaine a été pour moi l’occasion de participer à quelques évènements porteurs de solutions.
Tout d’abord vendredi, dans une ferme du bocage vendéen, avec la Chambre d’agriculture et nos partenaires, nous avons proposé dix ateliers, neuf solutions pour innover à bon escient en agriculture, retrouvez les sur le lien Innov’action. Nous avons voulu montrer ce qu’il est possible de faire pour faciliter le travail, être en cohérence avec le milieu dans lequel nous vivons tout en améliorant nos performances. En matière de climat, l’agriculture n’est pas un problème, c’est même souvent une solution. C’était déjà ce que nous avons proposé avec la coopérative Terrena une semaine plus tôt lors des Terrenales ou j’ai eu l’opportunité d’être acteur, « sentinelle de la terre numérique » deux jours durant.

Hier, samedi c’est sur le Vendée Electrique Tour  que j’ai pu participer à ce qui peut se faire en matière d’énergie nouvelles et d’écomobilité. Au volant de la voiture de notre ferme expérimentale des « Etablières » j’ai sillonné les routes de Vendée pour ce rallye pas comme les autres. Un « silence show » au cœur des chemins sinueux du bocage pour parcourir le plus de kilomètres possibles. Comprendre comment utiliser un plein d’électricité avec dextérité et discernement. C’est pour moi une vraie fierté que nous puissions montrer que dans nos campagnes, dans nos fermes pour nos trajets quotidien l’énergie électrique est une solution possible. Des belles américaines de ce « New Age » énergétique aux voitures de service nous entrons dans un monde nouveau, carburant de la renaissance 2.0.

Ce monde nouveau il nous suffit de nous pencher pour le ramasser, l’agriculture et la nature seront des solutions si nous nous donnons la peine simplement de regarder, de voir, d’observer. Ce qui n’est pas encore une science, mais qui va le devenir, va nous apporter nombre de solutions : le bio mimétisme. C’est la science qui consiste à regarder ce que fait la nature et d’essayer de le reproduire à d’autre fin. C’est ce qu’on fait deux ingénieurs français en observant le bruissement des feuilles sur les arbres. Depuis la nuit des temps, chaque souffle d’air les fait s’agiter. Ils ont imaginé qu’il était possible de capter l’énergie de ces feuilles et ont conçu un arbre avec une multitude de micro-éoliennes capable de capter l’énergie du vent. C’est ainsi qu’est né l’arbre à vent.

Alors oui, nous avons toutes les raisons d’être optimistes, de l’arbre à vent à la voiture électrique en passant par la captation du carbone par nos cultures, les solutions sont partout. Nous n’avons plus de temps à perdre à regarder dans le rétroviseur, constater ce qui ne va pas et chercher des coupables. Nous le sommes tous un peu ! Réussir un monde nouveau se fera en regardant devant. Dans une semaine je serai en Eure et Loir à La Loupe pour le premier Hackathon E-Agriculture. L’avenir est en nous, sachons le saisir et disons nous qu’il n’y a pas de risques à prendre mais simplement des chances à saisir.       

Hervé Pillaud   

vendredi 22 mai 2015

Demain les agriculteurs seront t’ils maître de leur destin ?

Les géants du IT regardent de prêt l’agriculture.
Google Ventures, le bras armé de Google en matière de capital risque a piloté une levée de fond de 15 millions de dollars pour FBN : Farmers Business Network . FBN est une petite startup basée à San Francisco qui a été cofondée par un ancien responsable de Google. Son savoir faire réside dans la compilation de méta-données (big-data) pour piloter les cultures et améliorer les rendements. Ces données sont disponibles à la fois chez l’agriculteur via ses déclarations et différents capteurs ; FBN utilise aussi les données disponibles en open data, les données météo par exemple. La société vend ensuite ses conseils aux agriculteurs pour optimiser les rendements, faire des économies sur les intrants et veiller à l’environnement. De la même façon Mansanto à repris il y a deux ans à peine une autre startup œuvrant sur le même domaine : Climat corporation pour près d’un milliard de dollars. De son coté John-Deere investit beaucoup dans le domaine du numérique agricole sans pour le moment vouloir s’impliquer dans le conseil (pour le moment…)
Les ambitions de Google.
Google ne cache pas avoir des ambitions sociétales d’amélioration des conditions de vie sur la planète. L’agriculture, l’alimentation et la santé seront des enjeux du 21eme siècle, il n’y a donc rien d’anormal au fait que Google ai envie d’y investir. C’est ainsi que Google Ventures a également misé sur  Impossible food  une jeune société californienne fondée par un médecin biologiste de l’université de Standford. « Impossible food »  développe des Hamburgers et des fromages à base de plantes. Cette approche peut pour l’instant nous faire sourire mais le pari est simple : le végétalisme gagne du terrain et il y a un business qui va se développer ! Google de la même façon investit dans la santé, il dispose d’une équipe de recherche dédiée à la E-santé. Cette équipe travaille au seing d’une division baptisée Live &science dans son laboratoire secret connu sous le nom de Google X. En matière de couverture numérique, Google via le projet Loon, veut développer l’accès à internet dans les contrées les plus reculées de la planète. Google est donc présent sur l’ensemble des besoins : la couverture numérique, la E-santé, l’agro-alimentaire et maintenant le conseil pour la production agricole.
Que devons nous en penser ?
D’abord que Google a tout compris mais ce n’est pas là un scoop. Nous pouvons voir ces investissements avec amusement, après tout Google a assez d’argent pour afficher ses ambitions sociétales en investissant dans toutes sortes de métiers. Je pense qu’il nous faut voir les choses autrement. Google a compris, à la fois les enjeux et les attentes des gens que ce soit dans leur vie privée ou pour les usages professionnels. Google se fait alors le catalyseur des envies et des besoins en offrant les services nécessaires à tout un chacun. Le géant du net se trouve au centre du dispositif étant détenteur de la plateforme compilant les données numériques. La question n’est pas alors de savoir à qui appartiennent ces données mais bien de savoir ce qui peut en être fait. Les données n’ont de valeur que par les algorithmes qui les mettent en œuvre et l’usage des OAD (outils d’aide à la décision) qui en découlent.  Dans le domaine agricole, les usages peuvent être multiples : de la gestion des risques à la R&D, du conseil à la formation et du marketing au financement ; celui qui maitrise les données à le pouvoir décisionnel.  Nous devons regarder cela avec lucidité et pragmatisme.
Ce qu’il ne faut pas faire ?
Notre penchant naturel à vouloir régler toute choses en nous protégeant par des réglementations et des lois va nous conduire à mettre des gardes fous pour ne pas être envahis. Pas sur que cela ne serve à grand chose, le monde a changé ! Cette approche risque plus de nous handicaper que de nous aider. Google est puissant parce qu’il possède une quantité énorme de données dont il a la disponibilité, nous ne pourrons pas verrouiller l’ensemble des données qu’il possède. Il est également puissant parce qu’il offre une quantité énorme de service de toute sorte pour nous faciliter la vie et cela le plus souvent gratuitement. C’est ce qui fait dire à certains : « quand c’est gratuit, la monnaie, c’est vous ! ». C’est ainsi que nous apportons nos données numériques à la plateforme Google (il en va de même pour Facebook, Apple et Amazone, ils forment avec Google les GAFA). Les données sont chez eux et la question n’est pas de savoir qui est propriétaire de ces données, elles n’ont de valeur que si elles sont mises en œuvre. La troisième force de Google et des GAFA est de mettre ces données à disposition dans des conditions qu’ils définissent pour réaliser des applications. Ces applications vont générer d’autres données qui viendront encore alimenter leurs plateforme. C’est ce qui fait émerger nombre de startups dopant ainsi l’économie.
Alors que faire ?
Trois choses doivent être mises en œuvre :
D’abord, à l’instar de Google, nous devons regarder les mutations qui s’opèrent autour de nous, entendre les signaux faibles que la société nous envoie, analyser ces signaux faibles et anticiper. Entendre les signaux faibles est important pour appréhender les marchés du futur. Ce n’est pas forcement ce que pensent les gens ou ce qu’ils disent à l’instant T qui a de l’importance mais la projection dans l’avenir des tendances qui se dessinent. Le marché sera capté demain par ceux qui l’auront compris. Ceux qui n’auront pas su anticiper seront tributaires de décisions prises ailleurs. Le monde agricole en a déjà trop souffert, c’est ainsi que nous sommes actuellement sous dictat des géants de la distribution imposant des prix toujours plus bas. Si nous n’y prenons garde, les détenteurs des données nous imposeront demain des décisions que nous devrons appliquer.    
Nous devons aussi prendre conscience de nos richesses numériques et nous mettre en situation de les faire fructifier. Nous possédons une quantité énorme de données sur nos exploitations. Elles sont éparpillées dans différents endroits, en silos souvent étanches qui ne se parlent pas entre eux. Nous avons des données sur les bases des Chambres d’agriculture, de notre centre de gestion, de notre coopérative etc. Les organismes à qui nous confions ces données ferment les bases de stockage sous prétexte de protéger ce qu’elles contiennent. D’autres données concernent la recherche, les expérimentations, la génétique… elles sont tout aussi verrouillées. En réalité ce qui nous semble être une protection enlève l’essentiel de la valeur à ces données. Nous devons rendre ces données interopérables pour constituer une plateforme commune. Si elles sont disponibles sur une même plateforme, les algorithmes qui vont les mettre en œuvre seront plus puissants et les OAD plus fiables.
Le troisième élément est dans la mise en œuvre de ces données, nous devons les ouvrir autant que faire ce peut avec des règles définies préalablement ; ainsi nous attirerons à nous des compétences. Les entreprises qui gravitent autour des GAFA répondent à des modes de fonctionnement différents de ceux auxquels nous sommes habitués. L’interopérabilité et l’ouverture sont essentielles pour faire progresser de façon exponentielle les données disponibles sur la plateforme. Les monnaies d’échange répondent à de nouveaux codes qui doivent être gagnant-gagnant. C’est pourquoi le verrouillage, la protection, la réglementation ne sont plus des solutions adaptées aux nouvelles problématiques.
Notre destin est entre nos mains
Nous serons maitre de notre destin si nous prenons les bonnes décisions. Nous sommes désormais dans un monde en transition. Comme toute transition, celle que nous vivons passera par les trois étapes de tout changement. Le changement génère d’abord l’hilarité de ceux qui feignent de le voir, nous en sommes parfois encore là et ces quelques lignes vont peut-être conforter cela. Vient ensuite le temps de la panique, de la colère avec la prise de conscience de ce que l’on considère alors comme un danger mais le danger n’est pas dans le changement quand on le découvre mais dans le fait de ne pas le découvrir à temps. C’est là que l’on essaie de mettre en place des digues de protections, mais que peuvent des sacs de sable face à un tsunami ? Quand la tempête est passée chacun s’approprie le changement et il sort un monde nouveau. Celui que nous commençons à voir se dessiner est une renaissance 2 .0. Comme toute renaissance elle aura ses champions, il est sûr maintenant que Google et les GAFA seront parmi ces champions. Il ne tient qu’a nous que nous puissions en être aussi, nous avons des atouts pour ça.
Alors la réponse à la question du départ est simple : Oui demain les agriculteurs seront maitres de leur destin… si nous nous en donnons les moyens !

Hervé Pillaud


dimanche 10 mai 2015

Bellissima

De rouge puis de noir successivement vêtu
Princesse pour un soir, tu rayonne de beauté
Le théâtre est à toi, le maestro t'a conviée
De son ciel tout la haut, il t'a donné les clés

Tes invités sont là, se pressent auprès de toi
Cadeau venu du ciel, ton ange à tes côtés
D'amour et de tendresse, son regard  t'accompagne
Te comble de bonheur, te chérie te protège

Le maestro t'a conviée, tout a lui tu te donne
Toute drapée de noir, tu viens nous accueillir
Tu es un peu émue, tu n’en es que plus belle
Tu décris le maestro que l’on ne présente plus
Alors le rideau s’ouvre, Verdi et Puccini
Madama Buterfly, je verse une larme
Toscane et Napoli, tous les chants d’Italie
Puis la voix du Maestro, Pavarotti est là

Les artistes reviennent et puis reviennent encore
Le public est conquis et les rappellent encore
Le temps est suspendu, magie du belcanto
Grazie, molte grazie, bellissima Vanessa 

Hervé Pillaud
Soirée en hommage à Luciano Pavarotti offerte par
"The Luciano Pavarotti héritage"
et présidée par
Vanessa Modely