samedi 31 décembre 2011

2012 La confiance!


J’aurai pu intituler ce billet « la confiance ou le chao » tant ces dernières semaines de 2012 sont chargées d’incertitudes. Le pessimisme est de règle, les faiseurs de peur se régalent. Vert de peur pourraient dirent les paysans ou peur du vert plutôt. Tout tourne au vert, mais comme au bon vieux temps des cathédrales, par la rédemption nécessaire, le besoin de flagellation, de précaution. Ça y est le mot est lancé, précaution érigé en principe au point d’annihiler  toute notion de confiance.
Pourtant la confiance sera une des clés du renouveau, du retour du moral, de l’enthousiasme.
Confiance en soi tout d’abord. L’avenir sera ce qu’il sera, mais c’est au fond de chacun de nous que nous trouverons la solution à nos problèmes. Confiance en notre capacité à innover, avancer, construire, bâtir un monde meilleur.
Confiance en l’autre surtout. Chacun dans le grand pulse de la vie à son rôle, sa tache, sa mission. Pourquoi voulons-nous qu’il ne la mène pas à bien. Avançons, fonçons; s’assurer à tout va du bien fondé de ce que font les autres est du temps perdu.
Confiance attendu de l’autre. L’innovation, la prise de risque assumé, construisent pas à pas un monde meilleur. Nous avons besoin de liberté pour entreprendre, construire, innover, avancer tout simplement.
Alors oui, 2012 sera l’année de la confiance ou ne sera pas. Confiance que nous aurons en nous d’abord, que nous accorderons majoritairement à quelqu’un pour diriger ce pays, que nous retrouverons dans l’avenir.
L’ONU a fait de 2012 l’année internationale des coopératives. Que sont les coopératives qui réussissent ; si ce n’est celles qui ont, font, se font… confiance !
                                                           Hervé Pillaud             

lundi 21 novembre 2011

Débat du CESER

Intervention lors du débat sur l’avis de budget au nom de la FRSEA et de la chambre régionale

En préalable à mon intervention, le groupe que je représente par cette intervention votera l’avis du CESER au projet de budget de la région.
La région des pays de Loire affiche sa volonté d’adapter ses orientations budgétaires pour lutter contre la crise et ses effets induits. Le soutien à l’activité et à la création de valeur ajouté est important pour préserver les emplois.
Dans ce contexte, l’agriculture et les IAA dans la région Pays de Loire représentent une part importante comme premier secteur d’activité avec 22% des actifs de la région.
L’agriculture et l’agro alimentaire sont très étroitement liés et rendent de fait ces activités moins dé localisables que d’autres.
Avec 34000 exploitations agricoles, 73500 emplois auxquels s’ajoutent 45000 emplois de l’agro alimentaires et 6.4 milliard de CA, l’agriculture des Pays de Loire représente une force économique de poids et un facteur essentiel d’occupation et d’équilibre du territoire régional.
Nous regrettons l’absence de politique économique agricole ambitieuse. L’agriculture biologique et les circuits courts bien qu’important ne représentent pas à eux seuls une politique. Nous n’avons pas eu de programme économique important depuis le PMPOA : plan de maitrise des pollutions d’origine agricole.
Nous regrettons que l’agriculture ne soit vue principalement sous l’angle de l’occupation du territoire, prêtant ainsi le flan aux critiques environnementales sans que ne soit pris en compte la valeur ajouté produite.
Dans ce contexte, nous regrettons enfin, bien que la présentation du budget laisse supposer le contraire, que la région ne consacre que 20MM € dont 15 sont consacrés à la communication réduisant la part consacrée au développement et la recherche à la portion congru.
                                                                                 
                                                                                              Hervé Pillaud

vendredi 11 novembre 2011

page Google+ pour mon exploitation

nous avons ouvert une page google+ pour notre exploitation agricole 
la page est intitulée:


EARL la PITARDIERE


EARL la Pitardère
la Pitardière
85320 les Moutiers sur le Lay

l'EARL la Pitardière est une exploitation agricole spécialisée en élevage laitier en race montbéliarde. Les associés sont Marie Christine Pillaud et  Hervé Pillaud. Nous exploitons 85ha et élevons soixante vaches laitières et un troupeau de renouvellement de 70 génisses. Nous produisons l'essentiel de la nouriture de nos animaux: herbe, foin, ensilage de maïs, céréales. 
Le lait produit par notre élevage l'est à partir de vaches Montbéliardes. Notre société exploite 85ha de terres en Vendée, département français au bord de l'atlantique. L'EARL la Pitardière est connu dans le monde de la génétique pour avoir fourni à l'entreprise de sélection Jura Bétail plusieurs taureaux réputé: Mistouflon, Ojoly, Usrock et Devil . Nous participons également à des show: salon de l'agriculture de Paris, SPACE de Rennes, Open génisses de St Etienne. Nous vendons de la génétique: génisses, taureaux embryons...

mercredi 9 novembre 2011

A quoi pensez-vous que les NTIC peuvent servir à l’agriculture


Les NTIC peuvent aider l’agriculture, d’abord par les applicatifs professionnels permettant aux agriculteurs d’enregistrer leurs données sur des bases sécurisées directement de leurs parcelles ou de leurs étables : OSCAR, « mes parc@elles », Synel entre autre. Nous devons pour cela nous employer à  réduire la fracture numérique dont souffrent encore trop certaines zones rurales. Les NTIC apporteront également de plus en plus l’information dont les agriculteurs ont besoin, qu’elles soient d’ordre technique, réglementaire, syndical ou autre. Dans un futur plus ou moins proche, elles apporterons via la géo localisation, une foule de service aux agriculteurs.
-          Comment les utilisez-vous vous-même ?
Pour suivre mon troupeau, mes parcelles, avoir de l’info, mon agenda en ligne, communiquer.
-          En quoi les réseaux sociaux peuvent servir l’agriculture ?
Les réseaux sociaux ne remplaceront jamais le contact physique entre les gens mais peuvent simplifier les échanges. Chacun devient acteur. J’utilise personnellement beaucoup twitter. Les réseaux permettent à chacun de donner son avis, de relayer l’info, ils sont une caisse de résonnance mais ne font pas l’info. Seul un travail de fond donne la crédibilité, les réseaux vont juste véhiculer l’info (bonne ou mauvaise).  
-            N’y a-t-il pas des risques ?
Il y a risque si nous laissons ces moyens faciles de communication à ceux qui sont dans le superficiel, le populisme, le ya qu’a faut qu’on. Nous devons nous en emparer car une info étayée sur un travail de fond fini par s’imposer. Le superficiel est dans le buzz, le fond dans l’influence. Si on communique mal sur le fond, le buzz fait des ravages, c’est la le vrai risque. Nous devons aller porter l’information aux gens ou ils vont la chercher, et non chercher à les faire venir là ou nous la diffusons. C’est peut être là la vrai révolution médiatique dans laquelle nous devons nous inscrire. 

lundi 7 novembre 2011

Céréaliers : « la réaffirmation du G20 agricole confirme le rôle de l’Europe en matière alimentaire »

Dans un communiqué du 4 novembre, l’AGPB (Association générale des producteurs de blé) se félicite de la confirmation par le G20 de Cannes des conclusions du G20 agricole adoptées le 23 juin. Pour l’organisation céréalière, la réaffirmation de cette priorité (l’augmentation de la production et de la productivité agricoles partout dans le monde) doit aboutir à amplifier l’élan donné à Paris, qui s’est déjà traduite en septembre par le lancement de « l’initiative internationale de recherche pour l’amélioration du blé ». Cette réaffirmation au plus haut niveau politique, poursuit l’AGPB, « a également pour valeur de mettre encore plus en évidence les responsabilités de l’Europe et de la France quant à la satisfaction des besoins alimentaires mondiaux dans le futur, compte tenu de leur capacité à réaliser plus régulièrement que d’autres des récoltes élevées et au vu de l’accroissement considérable de la demande au sud de la Méditerranée, tout particulièrement. »

jeudi 3 novembre 2011

Les matières premières agricoles au sommet du G20 de Cannes


C’est ce 3 novembre que s’ouvre à Cannes le sommet du G20 qui se tient sous présidence française. Au-delà du dossier Grec et des dettes souveraines qui aurait dû être réglé depuis le sommet européen de la semaine précédente, les chefs d’États et de gouvernements se penchent entre autres sur la question de la volatilité des prix agricoles. Le G20 agricole avait conclu, le 23 juin dernier, à une panoplie de 45 engagements ou propositions plus en forme de déclaration d’intentions que de mesures concrètes, à valider par les chefs d’État. Une politique de stocks alimentaires d’urgence était esquissée, des orientations pour relancer la production agricole étaient envisagées quoique non chiffrées, un acte de foi sur la recherche génomique était exprimé tandis que la limitation du droit de décréter des embargos sur les exportations était affirmée mais seulement sur les achats du programme alimentaire mondial (PAM). En revanche, des orientations plus ambitieuses étaient adoptées concernant la transparence des données sur l’agriculture, à laquelle s’étaient engagés aussi la Chine et l’Inde tandis qu’un processus de concertation sur les mesures d’urgence devait être mis en place au sein de la FAO en cas de problème agricole d’un des pays membres. Ces deux mesures ont déjà commencé à faire l’objet de réunions de travail. Le dossier était, en revanche, beaucoup moins avancé sur la régulation des marchés financiers des produits dérivés des matières premières.

dimanche 16 octobre 2011

parole de sage


L’agriculture revient au cœur de l’économie humaine.

La première révolution agricole, fondement même de l’avènement des civilisations s’est produite il y a dix mil ans dans le croissant fertile qui allait de l’Egypte à la Mésopotamie. Les gens se sont sédentarisés, ils ont découverts qu’en cultivant la terre, nous pouvions nous affranchir de courir toujours plus loin pour glaner notre pitance. Ils fabriqueront depuis des quantités énormes de protéines favorisant l’essor des populations.
 La deuxième révolution est beaucoup plus récente, elle se situe il y a deux cent cinquante ans en Angleterre : c’est la révolution industrielle. A partir de ce moment là, l’homme a compris qu’il pouvait extraire du cœur de la terre des quantités énormes de matières pour en faire des produits et des services, améliorant de façon certes inéquitable les conditions de vie des gens.
Entre les deux il y eux la création de la société de l’information, chez nous par un certain Gutenberg, ailleurs par d’autres géni éclairés.
L’extraction de la matière fondement de notre civilisation de consommation se fait de plus en plus complexe, les besoins grandissent, la disponibilité diminue. Nous entrons dans une troisième révolution qui n’a pas encore de nom. Ce sera l’ère du renouvelable et au cœur du renouvelable, nous trouverons la photosynthèse, base, s’il en est de l’activité agricole.
L’AEI, agriculture écologiquement intensive, sera le fondement de cette nouvelle ère. Comment s’installera t’elle: en douceur, par rupture, dans la douleur ; nul ne le sait. Les éléments peuvent être réunis pour un passage en douceur, il ne tient qu’a la volonté des hommes :
Il existe un champ gigantesque de recherche et de développement et la volonté des politiques devra instituer une obligation d’objectif dans le domaine. Chez nous, la PAC peut inciter les agriculteurs par un financement consacré à la R&D : chaque agriculteur qui s’engage aura un financement adéquat.
Nous devons nous débarrasser des règlements toxiques qui sclérosent toute initiative. S’affranchir de l’obligation de moyens et des règlements qui vont avec. Cette approche est aussi stupide qu’inefficace, ne générant que frustration, resquille et finalement inaction.
La troisième condition sera dans la transparence de ces mutations. Internet et le web nous serons des alliés précieux. Les outils de communications connaissent leur révolution, utilisons les sans haine et sans crainte et consacrons nous au contenu que nous y mettons. Internet nous permettra demain bien d’autre finalité comme la robotique.
La troisième révolution sera inéluctablement celle des nanotechnologies, des robots humanoïdes et autres, et celle de la « greentech ». L’AEI sera au cœur de la « greentech », il ne tient qu’a nous d’y aller avec enthousiasme ou dans la douleur.
                              
                        Hervé Pillaud (inspiré par Michel Griffon et JM Billaut)   

jeudi 13 octobre 2011


Les Entretiens de l'AEI, vers l'Agriculture Ecologiquement Intensive
24 au soir, 25 et 26 octobre 2011
allez découvrir le programme et vous inscrire
http://www.aei-asso.org/aei.programme.php

L'écologiquement intensif est une façon de dépasser les oppositions entre agriculture conventionnelle et agriculture fondée sur l'écologie. L'AEI est donc un lieu de dialogue et d'ouve...

dimanche 18 septembre 2011

"La Vendée le retour"


Les vendéens au SPACE
Le remake du salon de l'agriculture:
http://video2.imacom.fr/video_imacom/space/charolais.html


JT Vendée agricole TV vendredi 16 septembre

Vitalia au SPACE


Vitalia au SPACE
Ce qui sera peut-être son dernier concours mais assurément son dernier SPACE
Championne adulte après avoir été meilleure mamelle adulte Montbéliarde au printemps au salon de l'agriculture, grande championne du SPACE 2010 championne jeune 2009 et grande championne 2008
Nous sommes fiers avec Christine de posséder un tel animal dans notre troupeau.
ETRE RESPONSABLE PROFESSIONNEL ET ÉLEVEUR PASSIONNE N'EST PAS INCOMPATIBLE

dimanche 28 août 2011

Technologie et prospective territoriale.

Vous trouverez sur ce blog une série de lien vers des sites donnant les enjeux du haut débit en milieux rural :
- les ouvrages de la FING en PDF
- le programme des ruraltic 2011
- diverses applications pratiques de la maison communiquante au maintien à domicile des personnes à mobilité réduites en passant par le télétravail et même la télépresence

Nous devons nous emparer de tous ces enjeux particulièrement en milieux rural

utopies concr�tes* � Ville num�rique et prospective territoriale : les ouvrages de la Fing

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RuraliTIC

RuraliTIC

Fing.org - Fondation Internet Nouvelle G�n�ration

Fing.org - Fondation Internet Nouvelle G�n�ration

Ludigo - dossiers - Espace public / espace priv�, vers des espaces interm�diaires

Ludigo - dossiers - Espace public / espace priv�, vers des espaces interm�diaires

La Maison communicante - aux �ditions Eyrolles

La Maison communicante - aux �ditions Eyrolles

Interview de François-Xavier Jeuland, auteur de “La maison communicante” | Maison et Domotique

Interview de Fran�ois-Xavier Jeuland, auteur de “La maison communicante” | Maison et Domotique

Domotique - Wikip�dia

Domotique - Wikip�dia

T�l�sant�et t�l�m�decine : faire �merger les initiatives par le terrain - CareVox

Télésanté et télémédecine : faire émerger les initiatives par le terrain - CareVox

Simulation d'un service de maintien �domicile et habitat connect�, poster ESIR1 Option Domotique automatisme et r�seaux pour le B�timent

Simulation d'un service de maintien à domicile et habitat connecté, poster ESIR1 Option Domotique automatisme et réseaux pour le Bàtiment

Telepresence : le nouveau mode de visioconference, la telepresence. Les particularites de la telepresence

Telepresence : le nouveau mode de visioconference, la telepresence. Les particularites de la telepresence

mardi 9 août 2011

Enseignement : deux nouveaux bac pro et un nouveau BEPA en 2011



Deux nouvelles spécialités du baccalauréat professionnel ont été créées par deux arrêtés du 19 juillet, parus au JO du 5 août 2011. L’une s’intitule « conduite et gestion d’une entreprise du secteur canin et félin » et relève du champ professionnel « productions animales ». L’autre concerne la « forêt » et relève du champ professionnel « nature jardin paysage forêt ». Ces spécialités sont préparées dans les établissements relevant du ministère de l’Agriculture ou de l’Éducation nationale. Leur cycle d’étude est de trois ans. Pour le bac « canin et félin », l’accès à la classe de première professionnelle est ouvert en priorité aux candidats issus de la seconde professionnelle « productions animales » ainsi qu’aux titulaires d’un diplôme ou titre en cohérence avec la spécialité. Pour le bac « forêt », une partie de la formation est imposée en milieu professionnel pour les élèves relevant de la formation initiale scolaire soit six semaines (dont trois prises sur la scolarité) au cours de la première année du cursus et de quatorze à seize semaines (dont douze prises sur la scolarité) au cours du cycle terminal. Par ailleurs, un brevet d’études professionnel agricole (BEPA) « cavalier soigneur », option « activités hippiques », a été créé par arrêté du 7 juillet paru au JO du 8 août.

mercredi 3 août 2011

Retour au paturage

Après trois mois de sécheresse et les pluies de juillet, Vitalia, une des reines de Paris 2011 au salon de l'agriculture a retrouvé les pâturages de la Pitardiere. Depuis le mois de mai, elle avait avec les autres vaches de notre troupeau pris ses cartiers d'hiver dans la stabulation comme au mois de décembre. nous devons encore les alimenter mais un peu de verdure leur sera bénéfique et  nous soulagera un peu pour le travail quotidien.
elle se prépare gentiment pour aller defendre son titre de grande championne au SPACE à Renne en septembre.

vendredi 24 juin 2011

G20 Agricole : Bravo !


Les 16 et 17 juin, 120 organisations agricoles et paysannes étaient réunies à Paris, à l'invitation de la FNSEA et JA, pour échanger et construire un projet commun pour permettre à l'agriculture de répondre au défi alimentaire de ce 21e siècle, tout en participant activement aux ambitions économiques, sociales et environnementales de nos sociétés.
Les ministres de l'Agriculture des pays du G20 viennent de terminer deux jours de travaux en arrêtant un plan d'action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l'agriculture. Cette déclaration ministérielle reprend pour l'essentiel les axes prioritaires arrêtés par les producteurs eux-mêmes :
- nécessité, partout sur la planète, d'augmenter la production et la productivité agricoles avec un renforcement de la recherche, de l'innovation, de la formation, du transfert de technologie, de la logistique, de l'investissement ;
- transparence des marchés et des stocks avec création d'un système d'information sur les marchés agricoles ;
- coordination des politiques nationales ou régionales et internationales avec une amélioration des fonctionnements et des échanges entre les principales organisations internationales, notamment la FAO ;
- lutte contre les excès de la volatilité des prix et des marchés avec la reconnaissance de l'importance des filets de sécurité, le développement des outils de gestion des risques, la contractualisation tout au long des chaines agro-alimentaires.
Les paysans du monde présents au G120 ne peuvent que se réjouir de telles avancées. Elles représentent indiscutablement une traduction concrète de la volonté française affichée par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, président en exercice du G20.
Un seul regret : qu'il ait fallu que les producteurs agricoles, partout sur la planète, connaissent de graves difficultés avec des conséquences politiques lourdes, pour que leurs demandes exprimées tant et tant de fois soient enfin entendues et traduites en volonté politique.
La FNSEA espère que de leur côté, les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales des pays du G20 fassent preuve d'autant de détermination que celle affichée aujourd'hui pour arrêter des mesures efficaces et modernes aptes à apporter transparence et régulation sur les marchés financiers agricoles.
Il restera alors à souhaiter qu'au sommet de Cannes, en novembre prochain, les chefs d'Etat et de Gouvernement des pays du G20 confirment tous ces travaux.

Arnaud LEMOINE FNSEA

dimanche 12 juin 2011

Sarkozy ouvrira le G 120 des agriculteurs - Europe1.fr - France

Sarkozy ouvrira le G 120 des agriculteurs - Europe1.fr - France

Blog officiel de la FNSEA: "Ensemble, nous pouvons beaucoup. Ensemble, nous p...

Blog officiel de la FNSEA: "Ensemble, nous pouvons beaucoup. Ensemble, nous p...: "Déclaration de Xavier Beulin sur la sécheresse ' La sécheresse est là en France, et, sans fatalisme ni pessimisme, la désolation s'insta..."

NE TUEZ PAS LES PAYSANS

Vous avez lu le texte, voici la voix.
Pour écouter la chanson: cliquer droit sur le lien puis faire: ouvrir le lien puis OK. Attendez le temps du téléchargement et vient l’enchantement.
Pour  féliciter l'auteur envoyez un message à l'adresse suivante: s.maret@cavac.fr
https://mail.google.com/mail/?ui=2&ik=1324b2c1d5&view=att&th=12f12a2fcb0fd402&attid=0.3&disp=attd&zw

samedi 11 juin 2011

AGRI 85 - Actualit�s - Un grenelle de l’alimentation ! Et vite !

AGRI 85 - Actualit�s - Un grenelle de l’alimentation ! Et vite !

AGRI 85 - Actualit�s - G20 agricole : Le Maire a recueilli les contributions du secteur priv�

AGRI 85 - Actualit�s - G20 agricole : Le Maire a recueilli les contributions du secteur priv�

En Vendée : après le gypse, la paille



            En 2010 la FDSEA 85 s’est engagée pour permettre aux exploitants sinistrés de disposer du gypse nécessaire pour remédier à la stérilité des sols. Non pas que d’autres dont c’est le métier n’étaient pas en capacité de le faire, mais parce que c’est dans notre mission, dans notre culture de s’investir dans de telles opérations. Etre présent pour tenir les prix, pour accompagner l’organisation des chantiers, ne laisser personne au bord de la route.
 En 2011 Partout en Vendée : du bocage de Mortagne au marais de Bouin  les fourrages manquent, les blés sont clairsemés, les pailles sont rares. 

            Après 2001,2007 puis 2010, 2011 va nécessiter à nouveau une implication très forte de notre réseau.  Nous allons devoir innover, convaincre, trouver des solutions. Depuis deux semaines nous avons commencé à recenser les besoins. Chaque président local a les éléments pour recevoir les demandes.
            La paille, ou la trouver : d’abord en Vendée, à situation exceptionnelle, engagement exceptionnel, aucun ha de blé, d’orge ou même de colza qui peut être bottelé ne doit être broyé mais aucun andain gardé ne doit rester sur le terrain. Pour cela nous allons d’abord organiser les choses sur le département, mais la paille de Vendée ne suffira pas : du Vexin et du Pas de Calais aux plateaux de Valladolid rien ne nous arrêtera, en retroussant nos manches, la paille nous la trouverons.
C’est l’intelligence des agriculteurs qui permettra de passer le cap.
                                                                       Hervé Pillaud
           

dimanche 5 juin 2011

Le vrai scandale des concombres



            Dix huit personnes sont décédées ces derniers jours en Allemagne et dans le nord de l’Europe, sans qu’il n’y ai d’explication tangible. La cause est peut-être une intoxication alimentaire. Une (ou des) personne (s) assurément zélée faute d’être avisée, affirme trouver l’origine du mal dans des concombres, qui plus est importées d’Espagne, ce qui rend la chose manifestement crédible. Le buzz, qui est aux médias ce que le feu est au lait, (il donne la capacité à déborder si on ne surveille pas) ; le buzz disais-je s’empare de l’affaire détournant le consommateur repu d’offres diverses et variées. Quelques jours plus tard, un démenti formel affirme que les concombres n’y sont pour rien. Que nenni, le mal est fait, pire il peut s’amplifier : si ce n’est pas les légumes alors, c’est peut-être du poisson, des viandes.
            Que faire ? D’abord raison garder : étaler les dégâts chez les producteurs devant une opinion publique, à qui on a martelé qu’il fallait se méfier de ce que l’on mange, serait contre productif (il se trouvera fatalement un C… pour affirmer qu’avec tous les pesticides apportés c’est fatal que cela arrive). Demander aux Etats de compenser les pertes, nous le ferons, mais cela n’enlèvera pas les origines du mal. Déposer massivement des plaintes pour diffamation, affirmation calomnieuse et demander réparation, pourquoi pas. Cet acte aura au moins pour effet de faire réfléchir les néo-Tintin reporters en herbe.
            La vérité est dans la reconstruction des mentalités, mais cela demandera du temps. Faire comprendre que la nourriture est indispensable, chère, donc à ne gaspiller sous aucun prétexte. Dire que derrière cette nourriture, il y a des producteurs qui travaillent consciencieusement et sont respectables, n’en déplaise à ceux qui ont fait de la malbouffe un fond de commerce aussi rentable que malhonnête.
            Les Cibber-attaques plus ou moins orchestrées font des dégâts : trop cher, empoisonné, frelaté (superlatifs faciles dans une société d’opulence alimentaire). Nous devons utiliser les mêmes armes non pas pour nous défendre et contrattaquer mais pour faire évoluer les mentalités, insuffler le bon sens paysan, réapprendre l’origine des aliments  avant que d’inévitables ruptures ne l’imposent dans la douleur.
« Know your far­mer, know your food » est un vaste chantier dont nous devons nous emparer.
                                                                       Hervé Pillaud

samedi 28 mai 2011

POSTILLON

Peut être n'aimerez vous pas, moi je n'aime pas toujours, mais là j'aime/
http://http5.europe1.yacast.net/europe1video/audio/MediaCenter/Emissions/Douche-froide-Guy-Carlier/Postillons-sur-JFK-560543.mp3

lundi 23 mai 2011

Jardinage

Le printemps plus que toute autre saison incite aux plantations ou autre semis, que ce soit dans une jardinière sur un balcon, ou dans un jardin choyé pour y voir s’épanouir haricots, radis ou autres tomates. L’histoire qui va suivre est celle d’un ami jardinier du dimanche à l’épouse soucieuse d’authenticité naturelle.
            En 2007, il aménage dans un magnifique petit pavillon au cœur d’un village du bocage. Le terrain est spacieux, fertile, agréable. Au cour de l’hiver il  y prépare quelques mètres carré pour y faire pousser des légumes. Le printemps venu il plante délicatement quelques plans de  tomates, dès juillet, elles viendront agrémenter les salades dégustées sur la terrasse avec quelques amis autour d’un barbecue. Quelle fierté de faire partager le fruit de son propre travail.
            Un lundi matin de fin juin passant surveiller ses plantations avant de se rendre au travail, il découvre des taches blanches sur les tomates, un petit traitement va s’imposer. Il propose à son épouse qui passe devant la jardinerie en débauchant de prendre un traitement adapté pour contrecarrer l’affaire. Celle-ci de lui répondre quelle n’en fera rien, ils n’ont pas mis en place leur propre jardin pour y éprendre des produits chimiques, quelle horreur ! Très bien, notre jardinier en resta là mais l’automne venu il n’a récolté que quelques maigres fruits rabougri qu’il n’a jamais osé présenter, même en salade, à ses amis.
            L’année suivante, il replante des tomates espérant une saison plus clémente, ou l’oïdium ou autre avatar ne viendront pas envahir son lopin de terre. Juillet arrivant les mêmes taches commencent à envahir les légumes. Montrant l’affaire à sa tendre épouse, il lui dit le plus sérieusement du monde : « c’est entendu, nous ne traitons pas les tomates ». Et là stupéfaction, celle-ci de lui répondre : « nous n’allons tout de même pas faire un jardin pour ne rien manger »…
            Ainsi va la vie ! Allez comprendre ?
                                                                                              Hervé Pillaud

jeudi 19 mai 2011

La sécheresse menace l'Ouest

Ecoutez mon point de vue sur hitwest:
http://www.hitwest.com/index.php?option=com_content&view=article&id=29957:la-secheresse-menace-louest&catid=13617:infos-locales&Itemid=25

samedi 14 mai 2011

La croissance agricole durable : une nécessité citoyenne.



Face aux enjeux de demain : l’agriculture une réponse ?
Satisfaire les besoins croissants d’une population croissante : huit, neuf ou dix milliard d’habitants, peut importe. Chalenge fantastique que de nourrir, habiller, loger apporter le confort à des être qui pensent, choisissent et se développent.  
Quels enjeux, quelles complémentarités, quelles oppositions ?

La terre, quelle disponibilité ?
En 1950 pour satisfaire les besoins de chaque habitant nous pouvions cultiver
 0,52 ha, aujourd’hui 0,25ha et 0,16ha en 2050
Un premier choix s’impose : intensifier la production ou augmenter la surface cultivable
Quel sera le meilleur pour la biodiversité, les équilibres naturels et géopolitiques ?
Réponse : intensifier en étant sobre, efficace et ingénieux.

L’eau un élément précieux mais renouvelable :
Nécessaire à la vie, le deuxième élément incontournable
L’eau n’est pas rare, mais l’eau douce doit être préservée
La salubrité est l’élément essentiel pour l’homme
Contrairement à la terre, l’eau se renouvelle
L’intelligence est d’en enlever si elle est en excès et de la stocker si elle manque

L’agriculture au centre de l’économie circulaire :
Il faut tirer la quintessence de la terre :
D’abord bien la nourrir pour ne pas l’épuiser
Transformer l’intégralité de ce que l’on en sort
Prôner la sobriété à tous les niveaux
Produire, transformer, recycler : un vrai chalenge !

Trois finalités complémentaires
Nourrir la terre : nous devons donner toutes ses lettres de noblesse à l’agronomie
Nourrir les hommes : l’alimentation des populations est et doit rester la première finalité
Satisfaire les besoins industriels : Biomolécules, agro matériaux, bio énergie,  ingrédient
Il n’y a pas de coproduits, de sous produits ni même de déchets, tout doit être valorisé

La recherche
Conjuguer les enjeux environnementaux, sociaux et économiques
Les systèmes alimentaires doivent être seins et durables.
Comparaison optimum global/optimum local
Travail sur le carbone renouvelable
Atténuer les changements climatiques et s’y adapter
Apprécier la perception des risques en perspective du gain perçu par l’innovation

La production agricole, les trois modèles :
-          l’agriculture de complaisance : bien dans sa peau, proche des consommateurs.
-          l’agriculture familiale : le modèle séduisant mais qui vit mal.
-          l’agro business : décrié, mais efficace et performant.  
Faut t’il les opposer, NON. Sont t’ils tous utiles et même complémentaire, OUI ?


L’agro alimentaire
Les besoins des consommateurs sont variés, l’enjeu est de tous les satisfaire
La nutrition et la gastronomie sont  des approches différentes mais complémentaires
Imaginer une transformation valorisant l’intégralité du produit
Il faut créer un lien fort entre la production et la transformation
Être en capacité d’apporter au consommateur ce qu’il souhaite, là où il le souhaite.


Les bios raffineries
Il nous faut une variété de marchés pour rendre le marché cohérent
Il existe une complémentarité des produits issus d’une même matière première
Nous devons inventer un concept de métabolisme industriel
Le bilan environnemental doit être positif
La conception des concepts est stratégique pour en assurer la rentabilité


Responsables, sobre et inventifs
Faire l’échelle des risques, faire des choix entre des mots, s’engager
Tous les gaspillages doivent être évités, qu’ils se nomment :
Non valorisation, perte, sous production, ou encore surconsommation.
Nous ne devons rien nous interdire en matière de recherche, de production, de transformation
Les politiques devront accompagner les enjeux
Nous devons installer la bio€conomie. Il faut produire beaucoup et bien.



Il nous faut hiérarchiser les éléments de durabilité,
 inscrire la croissance durable comme une nécessité citoyenne.

samedi 2 avril 2011

NE TUEZ PAS LES PAYSANS

TUEZ PAS LES PAYSANS. Texte : Serge MARET,  Musique : Benoît LETARD
pour avoir la version chantée envoyez moi un mail: herve.pillaud@gmail.com
elle est super

Pour nourrir la planète
Y'a pas trente six recettes,
Pour récolter du blé
Avant, il faut semer.
Et pourtant les hectares
Se font toujours plus rares,
Il faut exproprier,
Primer l'autoroutier.

Refrain
Tuez pas les paysans,
Pensez à vos enfants.
Tuez pas l’agriculture,
C’est crime contre nature.
Partez tous en campagne,
En plaine, à la montagne.
Tuez pas les paysans,
Il en faudra tout l’ temps.

Pour choisir vos laitages
Vous demand'rez des gages,
Une traçabilité,
D’origine certifiée.
Pour des denrées plus sûres,
Pour que la vie perdure
Il vous faudra manger
Que des produits fermiers.

On entend dans les villes
Des commentaires hostiles,
Des propos militants
Sur notre environn'ment.
Comme quoi l'agriculteur,
Horreur, serait pollueur,
Qu' avec ses pesticides,
Douc'ment, il nous trucide.

Pourtant ses épandages
Ménagent nos paysages.
La fertilisation
Occupe son attention.
Ses phytosanitaires
Sont souvent salutaires,
Et puis, quand il le faut,
Il sait produire du bio.

Que sera mon village,
Ce décor de bocage,
Un pays déserté
S'il n'est plus cultivé.
Quand y' aura plus d'école,
De tissu agricole,
Adieu la boulang'rie,
L'épic'rie, la bouch'rie.

Si vous aimez les vaches
Alors rangez vos haches,
Redémarrez l' tracteur
Fuyez ses détracteurs.
Parc' que l'agriculture
Fait partie d’ not' culture,
Que sera l’horizon
Sans les exploitations ?

http://www.labouliteduweb.fr/

dimanche 27 mars 2011

Entrepreneurs, réenchantez le monde !


Entrepreneurs, réenchantez le monde !
Il y a ceux qui voient dans ce que Max Weber appelait le “désenchantement du monde,” une sorte de substrat inévitable de leur vie quotidienne - pour toutes sortes de raisons, bonnes ou mauvaises, allant de la nostalgie pour un âge d’or qui n’a peut-être jamais existé à la désillusion ou l’ennui au travail. Et il y a ceux qui croient au réenchantement du monde, qui en sont les artisans, qui veulent faire une différence : ce sont les entrepreneurs. Ils veulent enchanter, faire partager leur vision d’un monde meilleur. Ils sont capables de déjouer le cynisme, le scepticisme, l’immobilisme blasé ou la résignation. C’est le sujet de L’art de l’enchantement de Guy Kawasaki.
Le mot “enchantement” évoque d’emblée les rêves et les mythes, la venue miraculeuse de fées bienveillantes ou de Merlins omnipuissants. C’est le bonheur insouciant de l’enfance où tout semble possible. C’est presque par inadvertance que nous parlons des enchantements de la vie quotidienne, qu’il s’agisse de notre première rencontre avec un être aimé, du sourire d’un bébé ou de ses premiers pas, ou de la découverte d’une chose que nous croyions chimérique. C’est presque par inadvertance, que nous réalisons que le monde qui nous entoure, pour nous donner des motifs de nous lamenter, nous offre aussi des quantités de raisons de nous laisser aller à l’émerveillement ainsi que d’émerveiller les autres: un exemple, vous avez de SKYPE un usage pragmatique, parce que c’est votre outil de travail, mais engagez une session avec votre mère ou votre grand-mère. Vous n’imaginez pas à quel point vous allez l’enchanter !
Laissez-vous enchanter pour enchanter….
Adulte, on est souvent réticent à se laisser aller à l’enchantement, essentiellement de peur d’apparaître excessivement  naïf ou crédule. Alors on vit sur ses gardes et on se croit plus intelligent parce qu’on se réfugie dans la méfiance et la condescendance. Mais il est aussi un fait que plus on se garde de l’enchantement, moins on sent les vibrations de l’innovation à l’extérieur comme à l’intérieur de soi, et plus on s’enferme dans le discours du statu quo. C’est là que les blasés s’emprisonnent dans le cercle vicieux de l’ennui : plus on réduit sa perception du frémissement du monde, moins on est capable de s’imaginer les moyens de le transformer et d’enchanter les autres par ses idées. Ainsi, les gens qui ne savent pas se laisser enchanter réduisent-ils leurs chances de jamais enchanter les autres. Sourds à l’émotion qu’il y a à être enchanté, ils sont incapables de la créer chez les autres. L’ennui génère l’ennui.
“Seule l’enfance ne vieillit pas”, disait Avrom Sutzkever (1913 –2010), un poète yiddish récemment disparu, donc gardez en vous la fraîcheur de vous laisser séduire par les bonnes histoires pour devenir enchanteur à votre tour. Qu’on admette ou non qu’on est ébloui, fasciné, envoûté, ou subjugué, on trouve à se laisser enchanter comme un regain d’énergie et d’enthousiasme. Cela nous permet d’aller de l’avant, de nous reconnecter avec ceux qui nous entourent, d’avoir des chances de les emmener avec nous dans notre jubilation. L’enchantement est contagieux. C’est le point de départ indispensable, même si ce n’est qu’un point de départ : car chacun sait que les prédispositions à la peinture n’ont jamais fait de quiconque un Van Gogh. Il en va de même pour qui veut devenir un grand enchanteur. Comme pour tous les arts, la règle de l’excellence est simple : 10% de talent, 90% de travail. Et le but de ce livre est de vous aider dans la compréhension et la mise en oeuvre de ces 90%.
Construisez votre MAGIE
Ce qui fait la force de l’enchanteur, c’est sa MAGIE, tout simplement, c’est-à-dire :
sa maîtrise : Si vous avez vu Steve Jobs sur scène, vous conviendrez qu’il est époustouflant. Ce n’est pas parce qu’il est un acteur né, c’est parce qu’il s’est préparé au delà ce qu’on peut imaginer.
son autorité : Un enchanteur sait de quoi il parle. Il est compétent. Il possède ce que l’art rhétorique des Grecs appelait l’ethos (ἦθος), le style qui lui permet de capter l’attention et de créer la confiance par la crédibilité, le savoir et des qualités morales.
sa générosité : L’enchanteur sait se rendre sympathique, parce que son but est de donner, non de se faire valoir, de se faire admirer ou d’embobiner les gens à leur insu. Il transfère à son public un pouvoir
son imagination : L’enchanteur voit et comprend l’environnement de ceux qui l’écoutent pour vaincre leur résistance, leur scepticisme et leur ouvrir des perspectives vers un monde meilleur.
et enfin,
son engagement: L’enchantement est une relation humaine, directe ou par le média d’une technologie, et le rêve de tout enchanteur est d’en faire durer les effets ou l’écho chez ceux qu’il enchante, soit parce qu’ils se servent toujours du produit dont il leur a parlé vingt ans plus tôt, ou parce qu’ils en gardent un souvenir extraordinaire.
Raffinez votre art
Chaque chapitre de L’art de l’enchantement est un guide vous engageant à travailler sur vos points faibles en consolidant vos points forts. Comment souriez-vous ? Quelle est la qualité de votre poignée de main ? Ce sont des petits détails auxquels vous ne pensez souvent plus, tant vous êtes habitués à être, comme on dit “vous-même” – au point que vous n’êtes peut-être déjà plus que le simulacre de ce que vous étiez il y a cinq ou dix ans, et que tout à “vous-même”, vous avez oublié que tous les gens que vous rencontrez aujourd’hui vous voient avec leurs yeux du moment, non avec ceux des gens que vous avez côtoyés autrefois. Peut-être êtes-vous devenu arrogant sans vous en apercevoir et avez-vous transformé votre sourire en rictus automatique et votre poignée de main en un coup de patte à ceux que vous ne vous donnez même pas la peine de regarder… Eh oui, l’enchantement est autant un travail sur soi qu’une action sur les autres !
La réalité de l’entrepreunariat était une suite à L’art de se lancer. L’art de l’enchantement est à la fois une pré quelle et une suite pour les deux. Franchement, si vous n’avez envie d’enchanter personne, allez-vous lancer une société ? Ou allez-vous vivre avec enthousiasme la réalité quotidienne de votre entreprise si vous ne mesurez pas que vous devez enchanter vos employés et vos clients, et tout aussi souvent, vous laisser enchanter par eux pour retrouver la ferveur ? Donc, ce livre est bien un livre d’apprentissage, non un livre de contes de fées. Il vous présente un éventail de techniques, qui ne sont pas nécessairement enchanteresses par elles-mêmes, puisque le propos n’est pas de vous raconter un roman à l’eau de rose, mais de vous faire comprendre les mécanismes à l’œuvre dans le processus d’enchantement. Par exemple, l’expérience menée par Kawasaki sur la réaction de ses invités devant des poubelles de tri sélectif n’a rien de charmant (même si c’est amusant), mais elle vous donne un message clef : anticipez les réactions des gens pour influencer leur comportement! Après tout, le musc est une odeur abominable pour beaucoup, mais la base des plus belles fragrances de l’histoire. Tout est dans l’ensemble, la MAGIE du parfumeur qui assemble.
Apprenez de la MAGIE des autres…
Et bien sûr, commencez par Guy Kawasaki. Il sait de quoi il parle. Ce n’est pas un professeur d’université qui disserte sur l’art d’avoir de l’influence ou un psychologue disséquant le comportement d’êtres humains placés dans un bocal, même s’il tire parti de toutes ces expériences. C’est un praticien de l’art de l’enchantement. La première fois que je l’ai rencontré, en 1986, cela m’avait frappée. Je débarquais dans la Silicon Valley. Je ne connaissais pas son nom. J’ai appris qu’il était l’évangéliste du Macintosh aux Etats-Unis, mais pour tout dire, je ne comprenais pas très bien ce que cela voulait dire à l’époque, d’autant que j’étais un peu déroutée par les connotations religieuses de ce terme “évangéliste”, qu’on n’employait guère en ce sens en France à l’époque. Et puis un jour, j’ai compris, en le voyant parler à un groupe de développeurs, en remarquant cette façon d’associer un vrai désir de convaincre avec une nonchalance attentive. Il avait un art consommé de raconter son histoire, et je dirais une telle maîtrise de son histoire que jamais il n’y avait de raideur dans son propos, son ton ni son style. Il ne cherchait pas à éblouir pour éblouir. Le projecteur, bien que sur lui, semblait en réalité dirigé vers tous ceux qui l’écoutaient. Les gens venaient à lui – parce qu’ils avaient envie de suivre un enchanteur. Ce jour-là, j’ai compris comment il avait séduit tant de programmeurs brillants et maintenu leur intérêt pour le Macintosh, malgré le traumatisme général qu’avait causé le départ de Steve Jobs en 1985.
Quand l’année suivante, je lui ai demandé s’il avait envie d’être le président de la société que je créais, il m’a répondu avec un sourire, un vrai sourire, vous savez, celui qui crée des pattes d’oie : “Really?” – Vraiment ? Et puis, en un rien de temps, il a dit oui. Mais vous savez ce qui m’a le plus enchantée ? C’est de découvrir, en lisant un article du New York Times quelques jours plus tard, qu’il était bien plus célèbre déjà que ce que je croyais. Les vrais enchanteurs n’ont pas besoin d’imposer leur pouvoir : ils l’ont et le conservent par l’élégance de leur humilité.
Si vous me croyez partiale parce que je connais Kawasaki depuis plus de vingt ans, allez l’écouter parler. Vous verrez des dizaines d’individus qui ne se connaissent pas s’installer dans la salle. Vous les verrez aussi repartir différents de ce qu’ils étaient en arrivant. Ils ont un sourire sur leur visage. Ils sont contents. Ils se mettent à parler aux gens autour d’eux. D’un seul coup, ils ont quelque chose à partager. Ils sont enchantés et sont prêts à enchanter à leur tour.
Menlo Park, février 2011
"Une présentation pour des gens qui ont un super produit ou service mais pas beaucoup d'argent" : c'est Guy Kawasaki, co-fondateur de Alltop et personalité mythique de Silicon Valley qui la signe, flanqué d'une chemise chamarrée qu'il a piqué à un Navajo, sous le titre prometteur de "L'Art de l'enchantement".

"J'ai travaillé sur MacIntosh chez Apple. Mon rôle était de convaincre les développeurs de créer des logiciels pour nous. Il y avait deux divisions, Apple II et MacIntosh. Si on regarde le bilan d'alors, Apple II était l'actif et Macintosh le passif. J'ai passé un supermoment chez Apple, j'ai eu une chouette carrière. Et dès le début de ma carrière j'ai travaillé dans une usine de bijoux - je trimballais littéralement de l'or et des diamants. J'ai compris alors ce qu'était l'art de l'enchantement. Ensuite je suis parti chez Apple.

Ceux d'entre vous qui ont déjà vu des speakers dans les tech, vous savez qu'ils sont mauvais. Et qu'ils parlent longtemps. C'est stupide et arrogant. J'ai adopté le format en 10 points, comme ça si je suis mauvais, vous savez combien de temps je le serai encore. Voici mes 10 points sur l'art d'enchanter les gens, comme Apple, Zappos ou Virgin America vous enchantent.

La raison pour laquelle vous voulez être enchanteur : c'est que ça permet de changer le mode.

La première chose que j'ai appris sur l'enchantement : vous devez être aimable. Un, il faut abandonner le sourire "pan am", qui utilise que la mâchoire. Les yeux sont la clé d'un super sourire. Les pattes d'oie sont une bonne chose. Deux, il faut s'habiller - pour ne pas signifier je ne vous respecte pas ou je suis meilleur que vous à votre audience. Trois, il faut la parfaite poignée de main.

Deux, il faut créer de la confiance. D'abord, il faut faire confiance aux autres pour qu'ils puissent vous faire confiance. C'est ce que fait Amazon, qui vous permet de rendre un ebook en 5 jours, partant du principe que vous ne rendrez pas un livre lu dans le délai. Zappos paye le transport dans les 2 sens, si vous n'aimez pas. Dans le monde réel, il y a aussi Nordstrom. Il faut penser comme un pâtissier, pas un mangeur : je peux faire un autre et plus grand gâteau, et pas penser à ma plus grande part.  Penser positivement par défaut.

Trois, soyez prêts à lancer votre enchantement. D'abord, faites quelque chose de formidable, cad de profond comme la tong qui fait décapsuleur, intelligent comme la clé de Ford Mustang programmable à une vitesse limitée, complet, qui rend puissant comme les produits Apple vous donnent l'impression d'être créatifs, et élégant. Ensuite, faite quelque chose de bref, mignon, compréhensible. Conduisez un "premortem", avant le lancement.

Enfin, lancez le produit : racontez une histoire, il ne s'agit pas de mégaoctets etc , plantez plein de graines - avant c'étaient les journalistes qu'il fallait joindre, aujourd'hui tout le monde peut être quelqu'un. Utilisez des points de saillance quand vous parlez de votre produit - ce qui compte c'est le nombre de chansons, pas les gigaoctets.

Cinq, dépassez la résistance. C'est le cas du jeu vidéo repositionné comme un robot qui est un jeu éducatif que petit Johnny peut demander à Noël. Fournissez une preuve sociale : ce sont les écouteurs blancs de l'iPod - j'en vois partout, c'est que ça doit être un bon produit. Trouvez une éclaircie : c'est la découverte, dans une enquête sur la malnutrition au Vietnam, que dans les familles avec des enfants mieux portants, les mères complétaient l'alimentation avec des crabes des rizières. Enchantez les influenceurs : ne partez pas du principe que c'est le CxO (CEO CFO COO etc). Plus on monte dans une organisation, plus l'air est fin. Dans une famille il ne faut pas présumer que c'est le père qui prend la décision.

Six, endurer. Le groupe Grateful Dead soutient des gens qui enregistrent leurs concerts sur des cassettes pour les partager ensuite, tant que c'est gratuit. La clé, ne pas utiliser d'argent. Est-ce que j'essaie de vous enchanter parce que j'ai un programme d'affiliation ou parce que votre intérêt me tient vraiment à coeur ? Invoquez la réciprocité. Vous ne dites pas "de rien" mais "je sais que vous ferez la même chose pour moi". Cela dit à la fois : "je sais que vous êtes un être honorable, et, vous m'êtes redevable !" Ensuite, construisez un écosystème. Essayez d'endurer, mais pas seul.

Le septième point, c'est savoir présenter. D'abord, personnalisez l'introduction. Si vous êtes à l'étranger, venez tôt et racontez que vous avez visité tel temple ou lieu. Deuxio, vendez votre rêve. Steve Jobs n'est pas sur scène et déblatère "aujourd'hui on lance l'iPhone fait en Chine où les gens se suicident et vous serez lié pour 2 ans à un réseau pourri". Il ne s'agit pas de labels, de spécifications mais du rêve que l'iPhone véhicule. Limitez-vous à 10 slides, parlez 20 minutes, choisissez la police 30 pour ne pas lire vos slides.

Huit. Utilisez la technologie pour enchanter. Retirez les ralentisseurs, comme les "captcha" des formulaires. Si vous voulez réussir dans les médias sociaux : apportez de l'information, de l'analyse ou de l'aide. Lance Armstrong peut dire j'ai crevé à Paris, c'est intéressant. Vous, c'est pas intéressant. Entrez en contact rapidement, avec beaucoup de personnes, souvent. On ne fait pas Facebook ou Twitter à la fin de la journée, c'est le noyau du marketing.

Neuvième point : comment on enchante les gens pour qui vous travaillez ? Si votre chef vous demande un truc, arrêtez tout et fait ce qu'elle veut. Faites des prototypes rapidement. Donnez toujours les mauvaises nouvelles tôt. Ne surprenez pas votre chef. Mieux, apporter aussi des réponses.

Dix : comment enchanter les gens qui travaillent pour vous ? Offrez un plan : vous allez maîtriser de nouvelles choses, de manière autonome, pour un but supérieur. Je n'ai pas mentionné l'argent. L'argent n'enchante pas les gens. Permettez l'enchantement. Ne demandez jamais à faire un truc que vous ne feriez pas vous même.

Les piliers de l'enchantement sont : l'aimabilité de Zappos, la capacité à donner confiance de Virgin America, et un produit formidable comme Apple.

 L'Art de l'enchantement
Influer sur les sentiments, les esprits et les actes


"Pour créer une entreprise aussi fascinante qu'Apple, lisez ce livre !" Woz
"Croire en une idée qui offre au client quelque chose d'absolument unique est d'une importance capitale, mais c'est aussi tout un art, dont ce livre capture l'essence même. Une très bonne idée a le pouvoir de transformer le marché, de révolutionner l'expérience de chaque client. Le lecteur trouvera ici quantité de conseils inestimables pour permettre à son entreprise d'exploiter son potentiel."
Sir Richard Branson, fondateur de Virgin

L'Art de l'enchantement de Guy Kawasaki vient de paraître en France, alors qu'il arrive en tête de la liste des best sellers du New York Times et du Wall Street Journal. Comme L'Art de se lancer et La Réalité de l'entrepreneuriat, il a été traduit par Marylène Delbourg-Delphis.
Pour l'actualité de ce livre, et pour échanger autour de ce livre, rendez-vous sur la page Facebook.
Vous pouvez retrouver la préface de Marylène Delbourg-Delphis ici
Guy Kawasaki et Marylène Delbourg Delphis seront à Paris les 7 et 8 avril pour le lancement du livre.
Le 7 avril, conférence de Guy Kawasaki à l'ESCP Paris, accessible à tous, en ouverture du prix Innover et Entreprendre. La conférence sera suivie d'une dédicace.