vendredi 28 janvier 2011

Mon intervention lors de la discussion du budjet du conseil régional en CESER des pays de la Loire


Une agriculture génératrice d’emplois, rémunératrice, respectueuse de l’environnement.
Nous ne pouvons que nous féliciter de ces attendus que nous partageons, à la limite près que j’ajouterais dès ce stade l’agro alimentaire à l’agriculture tant ces deux secteurs doivent être imbriqués autant que faire ce peut.
  Nous devons être présent sur tous les segments de productions liés aux différents besoins que ce soit de la production de commodités jusqu’aux produits les plus élaborés mis en marché par les différents types de commercialisation. Certains de nos concitoyens sont attirés par une commercialisation au plus prêt de la production : les circuits courts sur lesquels nous nous sommes penchés récemment dans cette commission, d’autres se satisfont ou n’ont d’autres recourt que d’acheter des produits « premiers prix ». Nous devons pouvoir satisfaire l’ensemble de ces besoins. Penser que nous devons nous consacrer aux marchés de niches ou de hautes gammes est une erreur, l’ensemble de nos concitoyens ont droit à la production de « leurs agriculteurs ». Il nous faut également être présent sur les marchés d’export, notre compétence, nos savoirs faires et la place de la France sur l’échiquier mondial le nécessitent. Cette remarque étant faite sur le sujet, les engagements du conseil régional sur le secteur agro alimentaire nous conviennent en matière de qualité, de sécurité et d’environnement.
Nous nous félicitons à la FRSEA que  l’installation des jeunes agriculteurs, y compris ceux non issus du milieu agricole soit une des priorités de la région.
En ce qui concerne la communication des professionnels auprès du grand public, la procédure d’appel d’offre, ce qui est visiblement devenu l’usage n ‘est, il nous semble, pas adaptée. La communication notamment dans son modèle générique tel que peuvent le faire les chambres consulaires nécessite des investissements humains inscrits dans le temps qui peuvent être fragilités par ce type de procédure.
Si vous permettez une remarque, elle sera sur l’approche de l’environnement, je cite : «  la prise en compte de la contrainte environnementale est une véritable opportunité de développer une agriculture écologique et performante et également une agriculture biologique. ». il serait plus convenable de parler « du fait environnemental » ou mieux comme nos amis suisses « de compensations écologiques » mises en œuvre par les agriculteurs, ce qui a pour intérêt majeur de valoriser le travail fait par ceux-ci en la matière, la notion de contrainte ayant elle une connotation inquisitoire regrettable et mal comprise par les intéressés, générant même méfiance et résistance dans le domaine.