samedi 28 mai 2011

POSTILLON

Peut être n'aimerez vous pas, moi je n'aime pas toujours, mais là j'aime/
http://http5.europe1.yacast.net/europe1video/audio/MediaCenter/Emissions/Douche-froide-Guy-Carlier/Postillons-sur-JFK-560543.mp3

lundi 23 mai 2011

Jardinage

Le printemps plus que toute autre saison incite aux plantations ou autre semis, que ce soit dans une jardinière sur un balcon, ou dans un jardin choyé pour y voir s’épanouir haricots, radis ou autres tomates. L’histoire qui va suivre est celle d’un ami jardinier du dimanche à l’épouse soucieuse d’authenticité naturelle.
            En 2007, il aménage dans un magnifique petit pavillon au cœur d’un village du bocage. Le terrain est spacieux, fertile, agréable. Au cour de l’hiver il  y prépare quelques mètres carré pour y faire pousser des légumes. Le printemps venu il plante délicatement quelques plans de  tomates, dès juillet, elles viendront agrémenter les salades dégustées sur la terrasse avec quelques amis autour d’un barbecue. Quelle fierté de faire partager le fruit de son propre travail.
            Un lundi matin de fin juin passant surveiller ses plantations avant de se rendre au travail, il découvre des taches blanches sur les tomates, un petit traitement va s’imposer. Il propose à son épouse qui passe devant la jardinerie en débauchant de prendre un traitement adapté pour contrecarrer l’affaire. Celle-ci de lui répondre quelle n’en fera rien, ils n’ont pas mis en place leur propre jardin pour y éprendre des produits chimiques, quelle horreur ! Très bien, notre jardinier en resta là mais l’automne venu il n’a récolté que quelques maigres fruits rabougri qu’il n’a jamais osé présenter, même en salade, à ses amis.
            L’année suivante, il replante des tomates espérant une saison plus clémente, ou l’oïdium ou autre avatar ne viendront pas envahir son lopin de terre. Juillet arrivant les mêmes taches commencent à envahir les légumes. Montrant l’affaire à sa tendre épouse, il lui dit le plus sérieusement du monde : « c’est entendu, nous ne traitons pas les tomates ». Et là stupéfaction, celle-ci de lui répondre : « nous n’allons tout de même pas faire un jardin pour ne rien manger »…
            Ainsi va la vie ! Allez comprendre ?
                                                                                              Hervé Pillaud