samedi 11 juin 2011

AGRI 85 - Actualit�s - Un grenelle de l’alimentation ! Et vite !

AGRI 85 - Actualit�s - Un grenelle de l’alimentation ! Et vite !

AGRI 85 - Actualit�s - G20 agricole : Le Maire a recueilli les contributions du secteur priv�

AGRI 85 - Actualit�s - G20 agricole : Le Maire a recueilli les contributions du secteur priv�

En Vendée : après le gypse, la paille



            En 2010 la FDSEA 85 s’est engagée pour permettre aux exploitants sinistrés de disposer du gypse nécessaire pour remédier à la stérilité des sols. Non pas que d’autres dont c’est le métier n’étaient pas en capacité de le faire, mais parce que c’est dans notre mission, dans notre culture de s’investir dans de telles opérations. Etre présent pour tenir les prix, pour accompagner l’organisation des chantiers, ne laisser personne au bord de la route.
 En 2011 Partout en Vendée : du bocage de Mortagne au marais de Bouin  les fourrages manquent, les blés sont clairsemés, les pailles sont rares. 

            Après 2001,2007 puis 2010, 2011 va nécessiter à nouveau une implication très forte de notre réseau.  Nous allons devoir innover, convaincre, trouver des solutions. Depuis deux semaines nous avons commencé à recenser les besoins. Chaque président local a les éléments pour recevoir les demandes.
            La paille, ou la trouver : d’abord en Vendée, à situation exceptionnelle, engagement exceptionnel, aucun ha de blé, d’orge ou même de colza qui peut être bottelé ne doit être broyé mais aucun andain gardé ne doit rester sur le terrain. Pour cela nous allons d’abord organiser les choses sur le département, mais la paille de Vendée ne suffira pas : du Vexin et du Pas de Calais aux plateaux de Valladolid rien ne nous arrêtera, en retroussant nos manches, la paille nous la trouverons.
C’est l’intelligence des agriculteurs qui permettra de passer le cap.
                                                                       Hervé Pillaud
           

dimanche 5 juin 2011

Le vrai scandale des concombres



            Dix huit personnes sont décédées ces derniers jours en Allemagne et dans le nord de l’Europe, sans qu’il n’y ai d’explication tangible. La cause est peut-être une intoxication alimentaire. Une (ou des) personne (s) assurément zélée faute d’être avisée, affirme trouver l’origine du mal dans des concombres, qui plus est importées d’Espagne, ce qui rend la chose manifestement crédible. Le buzz, qui est aux médias ce que le feu est au lait, (il donne la capacité à déborder si on ne surveille pas) ; le buzz disais-je s’empare de l’affaire détournant le consommateur repu d’offres diverses et variées. Quelques jours plus tard, un démenti formel affirme que les concombres n’y sont pour rien. Que nenni, le mal est fait, pire il peut s’amplifier : si ce n’est pas les légumes alors, c’est peut-être du poisson, des viandes.
            Que faire ? D’abord raison garder : étaler les dégâts chez les producteurs devant une opinion publique, à qui on a martelé qu’il fallait se méfier de ce que l’on mange, serait contre productif (il se trouvera fatalement un C… pour affirmer qu’avec tous les pesticides apportés c’est fatal que cela arrive). Demander aux Etats de compenser les pertes, nous le ferons, mais cela n’enlèvera pas les origines du mal. Déposer massivement des plaintes pour diffamation, affirmation calomnieuse et demander réparation, pourquoi pas. Cet acte aura au moins pour effet de faire réfléchir les néo-Tintin reporters en herbe.
            La vérité est dans la reconstruction des mentalités, mais cela demandera du temps. Faire comprendre que la nourriture est indispensable, chère, donc à ne gaspiller sous aucun prétexte. Dire que derrière cette nourriture, il y a des producteurs qui travaillent consciencieusement et sont respectables, n’en déplaise à ceux qui ont fait de la malbouffe un fond de commerce aussi rentable que malhonnête.
            Les Cibber-attaques plus ou moins orchestrées font des dégâts : trop cher, empoisonné, frelaté (superlatifs faciles dans une société d’opulence alimentaire). Nous devons utiliser les mêmes armes non pas pour nous défendre et contrattaquer mais pour faire évoluer les mentalités, insuffler le bon sens paysan, réapprendre l’origine des aliments  avant que d’inévitables ruptures ne l’imposent dans la douleur.
« Know your far­mer, know your food » est un vaste chantier dont nous devons nous emparer.
                                                                       Hervé Pillaud