dimanche 16 octobre 2011

parole de sage


L’agriculture revient au cœur de l’économie humaine.

La première révolution agricole, fondement même de l’avènement des civilisations s’est produite il y a dix mil ans dans le croissant fertile qui allait de l’Egypte à la Mésopotamie. Les gens se sont sédentarisés, ils ont découverts qu’en cultivant la terre, nous pouvions nous affranchir de courir toujours plus loin pour glaner notre pitance. Ils fabriqueront depuis des quantités énormes de protéines favorisant l’essor des populations.
 La deuxième révolution est beaucoup plus récente, elle se situe il y a deux cent cinquante ans en Angleterre : c’est la révolution industrielle. A partir de ce moment là, l’homme a compris qu’il pouvait extraire du cœur de la terre des quantités énormes de matières pour en faire des produits et des services, améliorant de façon certes inéquitable les conditions de vie des gens.
Entre les deux il y eux la création de la société de l’information, chez nous par un certain Gutenberg, ailleurs par d’autres géni éclairés.
L’extraction de la matière fondement de notre civilisation de consommation se fait de plus en plus complexe, les besoins grandissent, la disponibilité diminue. Nous entrons dans une troisième révolution qui n’a pas encore de nom. Ce sera l’ère du renouvelable et au cœur du renouvelable, nous trouverons la photosynthèse, base, s’il en est de l’activité agricole.
L’AEI, agriculture écologiquement intensive, sera le fondement de cette nouvelle ère. Comment s’installera t’elle: en douceur, par rupture, dans la douleur ; nul ne le sait. Les éléments peuvent être réunis pour un passage en douceur, il ne tient qu’a la volonté des hommes :
Il existe un champ gigantesque de recherche et de développement et la volonté des politiques devra instituer une obligation d’objectif dans le domaine. Chez nous, la PAC peut inciter les agriculteurs par un financement consacré à la R&D : chaque agriculteur qui s’engage aura un financement adéquat.
Nous devons nous débarrasser des règlements toxiques qui sclérosent toute initiative. S’affranchir de l’obligation de moyens et des règlements qui vont avec. Cette approche est aussi stupide qu’inefficace, ne générant que frustration, resquille et finalement inaction.
La troisième condition sera dans la transparence de ces mutations. Internet et le web nous serons des alliés précieux. Les outils de communications connaissent leur révolution, utilisons les sans haine et sans crainte et consacrons nous au contenu que nous y mettons. Internet nous permettra demain bien d’autre finalité comme la robotique.
La troisième révolution sera inéluctablement celle des nanotechnologies, des robots humanoïdes et autres, et celle de la « greentech ». L’AEI sera au cœur de la « greentech », il ne tient qu’a nous d’y aller avec enthousiasme ou dans la douleur.
                              
                        Hervé Pillaud (inspiré par Michel Griffon et JM Billaut)