dimanche 22 avril 2012

#TWA85

Emmanuel Chopot organisateur des "tweet apéro vendéen"

Drôle de titre pour un billet vont penser la plupart d’entre vous. Les  habitués à ce genre d’acronyme se diront : « il ne peut plus se sortir de ses réseaux virtuels, il en fait même l’objet de ses bavardages ». Ceux avec qui nous avons inventé ce « hashtag » : (barbarisme utilisé par les adeptes du réseau twitter) vont trouver le clin d’œil marrant, peut-être même intéressant. Tout d’abord un hashtag est un mot clé servant de lien sur twetter pour y retrouver tous les message posés derrière un mot précédé de #, quelque soit leur auteur. Suffit alors aux curieux de cliquer dessus pour voir apparaitre tous les messages.
discussions autour d'un verre au #twa85
Cette précision de langage faite, #twa85 regroupe tous les messages mis en ligne par les participants au « Tweet apéro vendéen » dont la première s’est déroulée dans les derniers jours de 2011 à la Roche sur Yon. Comment est née l’idée de ce rendez-vous ? Simplement par un message posté par @emmanuelchopot celui qui est devenu le GO de nos rencontres : Les choses se passent ainsi : il poste sur twitter un message pour s’inscrire, il y indique le rendez-vous et l’affaire est partie. Pourquoi un apéro ? Simplement pour garder l’esprit ludique et donner un coté convivial à la rencontre.
Nous nous sommes retrouvés une première fois, dans un café, nos armes à la main, qu’elles soit de la marque à la pomme ou d’un autre géant du monde virtuel. Peu de monde se connait mais vite chacun a envie de discuter avec ceux qu’il suit sur le réseau, celui avec qui il a partagé un bon mot, quelque fois avec le protagoniste d’une petite joute échangée. Ceux qui ne se connaissent pas échangent leur compte, s’abonnent mutuellement et commencent à formuler des messages mentionnant le nouvel abonné, histoire de s’assurer que les choses fonctionnent. Chacun à la fin de la soirée paye ses consommations et repart de son coté, non sans avoir émis l’idée de se revoir. Deux mois plus tard l’envie de se retrouver est évidente, nous nous donnons rendez vous dans un autre café, le groupe s’est étoffé. Nous voulons donner un peu de sens à nos rencontres créer un lien et c’est là que germe l’idée du hashtag. Il nous permet de nous reconnaitre entre nous mais aussi de nous ouvrir vers l’extérieur, d’inviter d’autres twittos à nous rejoindre. Nous décidons pour nous motiver la prochaine fois de choisir un thème et un lieu plus insolite pour nous voir.
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés cette semaine dans un pavillon consacré à l’équipement domotique des habitations. Nous ne sommes pas tous passionné par la domotique mais la curiosité naturelle qui nous anime nous conduit à nous y retrouver. Le groupe a encore pris de l’ampleur pour atteindre une petite quarantaine de personnes. Certain qui étaient là aux premiers rendez-vous n’y sont plus, d’autres sont venus pour la première fois, certain reviendrons, d’autre pas. Le groupe est très éclectique : des journalistes de tous genres, de toute tendances, des responsables de la communication bien sûr, mais aussi quelques artistes, des passionnés, des curieux, des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes ; tout ce que l’on rencontre dans la vie. Un point commun nous lie : la curiosité, l’envie de s’enrichir de l’autre, d’échanger, de comprendre, de se découvrir. La vraie vie en somme, le réseau virtuel n’est qu’un vecteur pour créer un lien que l’on veut réel.
J’y ai pour ma part rencontré la plus passionnante des critiques littéraire. J’ai appris à connaître le plus enthousiaste des chargés de cours en communication publique. La plus passionnée des concessionnaires automobile, nous avons en commun de communiquer sur nos métiers via le réseau. J’y ai retrouvé des personnes que je connaissais un peu : Michel qui discrètement à fait son chemin dans l’univers informatique vendéen. Un photographe dont certains clichés sont de véritables poèmes. La meilleure cuisinière qui soit dans le monde des professeurs de lettres. Un jeune étudiant dont la fougue n’a d’égal que son engagement politique. Un testeur de robot et sa compagne professeur de piano qui tweete plus tôt que moi le matin.  Il y a tous les autres avec qui j’ai moins échangé. Je les suis désormais sur le réseau, je vais apprendre à les connaître. Je pourrais faire un véritable inventaire à la Prévert de tous ces gens.
Les « tweet apéro vendéen » : Rendez-vous curieux de gens curieux de ce qui les entoure, mais surtout rendez-vous d’individus passionnés qui ont compris que les outils ne sont que des liens pour rapprocher les gens et que rien ne vaut le contact réel.