samedi 9 juin 2012

Adieu Auguste

Auguste Grit secrétaire général de la FNSEA  
Tu nous as laissé le syndicalisme en héritage
Ton prénom comme une intuition est celui d’un tribun
Le verbe facile, tu savais que sans l’action la parole n’est rien
L’engagement s’accomplissait en toi comme un espoir

Je garderai de toi l’image de l’enthousiasme
Celle de ces hommes qui nous ont tout donné
Sillonnant la Vendée, en auto, en moto quelquesfois en vélo
Emancipant les paysans, combattant les habitudes

Je garderai de toi l’unité paysanne, jamais tu n’as douté
Aux chimères de l’utopie, jamais tu n’as cédé
Aux exigences des hobereaux, jamais tu ne t’es plié
De la condition paysanne, seule tu t’es soucié


Je garderai de toi ce qu'on m'a enseigné
Cette école qu’avec André vous nous avez légué
Vous nous l’avez construite engageant vos deniers
Il me fallait l’écrire, je veux dans le marbre le graver
Auguste Grit et Jacques Chirac au centenaire du syndicalisme

Je garderai de toi dans cette école un dernier souvenir
Luc élu, nous revenant de Rome, devant nos étudiants
Tombant dans tes bras comme un accomplissement
tu voulais être là, une fois encore à ses cotés 

Et s’il m’était permis de lire dans tes pensées
Au moment où tu nous a quitté, je te laisserai nous dire :
« N’abandonnez jamais un rêve sans avoir essayé
Une fois au moins de le faire réalité »


Hervé Pillaud

dimanche 3 juin 2012

Pour MAMAN (et un peu pour les autres maman)

La Pietà
 Michel-Ange 

"Le chef-d’œuvre de Dieu, c'est le cœur d'une mère" André Gretry
L’espace d’un instant, une journée, une journée seulement, redevenir un enfant. Me revoir sur le banc de l’école, prendre ma plume, la tremper dans l’encrier et la main posée sur le buvard, la tête juste un peu penchée, m’appliquer et écrire sur le papier « maman je t’aime ».
Me poser un instant, me pencher sur mon passé  et me dire : qu’est ce que j’aime chez maman, qu’est ce que je partage avec elle ? Et puis non, refermer ma mémoire. Ma pudeur de paysan ne m’autorise pas à m'afficher. Chez nous, ces instants ils se vivent et même entre nous, ils ne se disent pas.
Un regard suffit, les mots sont éphémères, parfois même malhabiles alors autant qu'ils se fassent rares. La présence est inconsciente. Savoir quelle est là, disponible suffit. Savoir qu’elle saura comprendre, excuser, pardonner et discrètement remettre sur le chemin est rassurant. Cette présence ancrés jusque dans ma chair, c’est la quiétude de chaque jour.
Me dire qu’elle est unique mais savoir qu’en chaque mère, il est un amour qu’un homme ne peut comprendre. L’amour qui protège, donné sans espoir de retour. L’amour sans conditions, donné avec la vie. L’amour qui fait pleurer quand la vie est enlevée. 
L’amour : chef-d’œuvre de dieu dans le cœur d’une maman. 
Hervé Pillaud 
inspiré par :  Pensée pour ma Mutti :) "Le chef-d'oeuvre de Dieu, c'est le cœur d'une mère"