dimanche 15 juillet 2012

Jardinage

Le printemps plus que toute autre saison incite aux plantations ou autre semis, que ce soit dans une jardinière sur un balcon, ou dans un jardin choyé pour y voir s’épanouir haricots, radis ou autres tomates. L’histoire qui va suivre est celle d’un ami jardinier du dimanche à l’épouse soucieuse d’authenticité naturelle.
            En 2010, ils aménagent dans un magnifique petit pavillon au cœur d’un village du bocage vendéen. Le terrain est assez grand pour aménager un beau jardin autour de la maison. il aménage une terrasse ou l’on recevra l’été les amis autour d’un barbecue. Il réserve un coin du jardin pour un petit potager ou il y fera pousser quelques légumes à déguster les beaux jours venus.
 Au  court de l’hiver il prépare les quelques mètres carré de son potager, il sème une pelouse, plante quelques arbres, aménage sa terrasse. La vie normale d’un quadra normal dans un lotissement normal. Le printemps venu il plante délicatement quelques plans de  tomates, dès juillet, elles viendront agrémenter les salades dégustées sur la terrasse avec les amis autour d’un barbecue. Quelle fierté de faire partager le fruit de son propre travail.
            Un lundi matin, fin juin, passant surveiller ses plantations avant de se rendre au travail, il découvre des taches brunes sur les tomates, un petit traitement va s’imposer. Il propose à son épouse qui passe devant la jardinerie en débauchant de prendre un traitement adapté pour contrecarrer l’affaire. Celle-ci de lui répondre tout de go quelle n’en fera rien, ils n’ont pas mis en place leur propre jardin pour y éprendre des produits chimiques, quelle horreur ! Ne voulant pas contrarier sa chère et tendre notre jardinier en resta là, mais l’automne venu il n’a récolté que quelques maigres fruits rabougri qu’il n’a jamais osé présenter, même en salade, à ses amis.
            Ce printemps, il replante des tomates espérant une saison plus clémente, ou le mildiou ou autres avatars ne viendront pas envahir son lopin de terre. Il y a quelques jours, le mauvais temps aidant, les mêmes taches brunes commencent à envahir les légumes. Déçus de voir qu’il a surement travaillé pour rien cette année encore, il montre l’affaire à sa tendre épouse. La regardant d’un air dépité mais un brin malicieux, il lui dit le plus sérieusement du monde : « nous n’allons encore rien récolter, mais c’est entendu, nous ne traitons pas les tomates ». Et là stupéfaction, celle-ci de lui répondre : « nous n’allons tout de même pas faire un jardin pour n’en rien manger »…
            Ainsi va la vie ! Allez comprendre ?
                                                                                              Hervé Pillaud