dimanche 29 décembre 2013

Vivre


















S'il n’est une minute, s'il n’est une seconde qui ne soit aisée à vivre,
Il n’est une minute, il n’est une seconde qui ne doit te manquer.
De l’instant apprécie le parfum, du moment le gout du temps présent.
Qu’il soit bon ou mauvais, chaque instant est à vivre, chaque instant nous construit.

Regarde devant toi, met un pied devant l’autre, sans plus te retourner.
Profite du chemin, qu’il monte ou qu’il descende, il marquera ta route.
Affronte les cailloux, les trous et puis les bosses pour quérir un meilleur.
Prend ce bonheur futile, il n’est dû au hasard, ton destin l’a mis là.

Ton chemin sera beau si tu sais l’apprécier, profite de ce qui est, profite de l'instant.
Oublie les jours sans joie, de tous tes souvenirs  garde en le meilleur.
De tes bonheur passés ne soit pas nostalgique, ils ne reviendront pas.
Les bonheurs de demain sont bien plus beaux à vivre, ils t'attendent t'en fait pas.

Jouis de l’instant présent, sais y saisir l’amour, le bonheur et la joie.
Jouis de l’instant présent, vie le sans retenue, partage le sans compter.
Chaque instant est à prendre, d’amour et de jouissances à vivre avec passion.
Chaque instant est à vivre, le présent nous exalte, c’est là qu’elle est l’ivresse !

Hervé Pillaud

dimanche 22 décembre 2013

Caliméro

Dix lignes sur le papier parce qu’il faut bien écrire.
Dix ligne sur le papier, dix lignes pour dire quoi ?
Pas envie ce matin, le moral est en berne.
Il fait froid et humide, le vent souffle trop fort !
L’hiver s’est mis au blues à deux jours de noël.
La Pitardière a froid, la Pitardière est triste.
Le temps est à l’angoisse, à la peur et l’ennui.  
Ça ira mieux demain, Caliméro d’bazar.
L’hiver qui commence aussi est salutaire.
Les temps de grand frima vont reposer la terre.
Le temps est au repos, il est à se poser, apaisé il le faut !
Les jours depuis hier rallongent peu à peu.  
Le soleil reviendra nous conduire au printemps.
Le blé juste germé viendra verdir la glèbe.
Les prés refleuriront, redonnant de l’espoir.
Espoir de voir venir tant de nouveaux bonheurs.
Hervé Pillaud

dimanche 15 décembre 2013

Vendéen

Gaston Chaissac profondément vendéen : il a adopté la Vendée 
 Il est de ce pays, à nul autre pareil.
 Il est de ce pays, jaloux de son passé.
 Il est de ce pays, regardant devant lui.
 Il est né au pays ou bien l’a adopté.
 Il est un brun chauvin, ce pays le vaut bien.
 Il y travaille dur, il aime s'y engager. 
 Il y met tout son cœur, son corps et son ardeur.
 Ses deux pieds bien posés, son esprit grand ouvert.
 Un pied qui part en mer pour y chercher l’espoir.  
 Un pied bien sur la terre pour y quérir une âme.       
                   La tête dans les étoiles pour y cueillir un rêve.
                   Il est cœur de marin qui vogue au vent du large.
Vendée entre terre et mer
Il est cœur de campagne accroché à ses champs.
Un cœur pour te donner, un cœur qui te reçoit.
Deux cœurs qui n’en font qu’un, généreux à souhait.
Deux cœurs entremêlés pour avancer ensembles.
Deux cœurs qui donnent tout pour accomplir le rêve.
Le rêve d’un pays ou il fera bon vivre.
Le rêve d’un pays, riche de ses gens.
Le rêve d’un pays à cœurs pour étendard.  
Etendard rouge et blanc, deux cœurs entrelacés.

Hervé Pillaud


dimanche 8 décembre 2013

Un moment de grâce





"j'avais plus à perdre en perdant ma joie qu'en perdant mes jambes"
        Dorine Bourneton
J’ai suivi hier en streaming le TEDxWomen des Champs Élysées. Pour qui ne connais pas les TedX, ce sont des conférences qui se décrivent comme des “propagateurs d’idée”. Ces conferences sont le plus souvent disponibles sur les sites des organisateurs http://tedxchampselyseeswomen.com/ et les meilleurs moments sont repris sur le site de TED http://www.ted.com/. Un TEDx Women apporte une touche de sensibilité, d'émotions et de détermination que des femmes aussi extraordinaire que celles qui avaient été choisis peuvent exprimer mieux que quiconque. Elles étaient toutes passionnantes, elles se sont enchaînées harmonieusement dans un décor à la fois sobre et chic, belle représentation du raffinement parisien. Mon seul regret, ne pas y assister en live, la raison ne me permettait pas cette fantaisie. Pour me consoler, j'ai pu renvoyer à souhait sur les réseaux mes émotions et mes découvertes.

J'ai bien aimé les speakerines qui se sont succédées : Sarah Sauquet qui a trouvé le moyen de faire aimer Boileau et Rousseau aux enfants, Marie Bonnet qui a osé faire de la peur un moteur contre vents et marée, Audrey Neveu qui veut apprendre les enfants à coder dès l'école, bien lui en prend. Claire Cano jeune entrepreneure nous a apporté tout son enthousiasme décidant une fois pour toute qu'elle était fière d'entreprendre en France. Je me suis revu une semaine plus tôt aux Sables d'Olonne en entendant Capucine Trochet jeune navigatrice, je n'ai pu m'empêcher de penser à "Voiles des Anges", coup de coeur du jury des Vendée Digital Awards. Je n'oublierais pas Audrey Chenu et son témoignage qui force le respect et émeut aux larmes, son témoignage fait parti de ceux que l'on oublie pas. Elles m'ont toutes séduit et convaincu. Celle dont je veux vous parler, elle a à mon sens sublimé la soirée s'appelle Dorine Bourneton . 

Je veux essayer de vous retransmettre ce que j'ai ressenti en l'écoutant. L’intensité de ses propos, le charisme qu’elle dégage, la volonté qui est la sienne rendent accessoires tous nos tracas du quotidien, non pas à cause de son handicap, ce serait du voyeurisme mais par sa capacité à sublimer des mots comme engagement, empathie ou encore altruisme. Sans qu’elle ne les ai jamais énnoncés, ces mots qui représentent les valeurs qui construirons demain apparaissent de façon subliminale dans ses propos. Dans sa bouche chaque obstacle devient un challenge, le handicap est transformé en opportunité, la joie de vivre est érigée en principe. Fille passionnée, elle a épousé la passion de l'aviation de son père. Un grave accident d’avion l'a contraint un jour à se déplacer en fauteuil roulant. Après avoir décrit les circonstances qui l’ont conduit dans sa situation, elle affirme avec des mots qui sonnent aussi juste que son sourire : “J’ai alors décidé que même sans jambes, ma vie sera telle que je l’ai imaginée. On ne va tout de même pas se laisser emmerder par des jambes”. 

Elle aurait pu détester l’avion après son accident, elle prend des leçons de pilotage et devient pilote. Elle aurait pu choisir de garder ça pour se détendre, elle en fait un métier et se fait confier des mission. Elle sait les contraintes que génère sa situation, elle fait adapter les postes de pilotage pour permettre aux paraplégiques de piloter. Un jour elle décide de devenir instructeur, là on lui fait savoir que pour un tas de raisons c’est impossible. Impossible : ce mot est juste inaudible à son oreille. Elle part aux Etat-unis pour retrouver un ancien combattant du Vietnam qui a réussi le challenge. Il lui fera confiance et ensemble ils réussiront! “La-bas on nous appelle le gang des paraplégiques” nous dit t'elle. Dorine, dix huit minutes durant enchaîne les mots avec un sourire qui la rend séduisante à souhait. Elle respire la fraîcheur, son visage est beau, son corps assis n’est que grâce, on en oublie le fauteuil, il n’est qu'accessoire.

Quand elle nous dit “En fait mon vrai handicap, ce n’est pas mes jambes, c’est ma timidité” on croit rêver mais que le rêve est beau! 
Dans un aplomb aussi magnifique qu'improbable elle nous dit : "J'avais plus à perdre en perdant ma joie qu'en perdant mes jambes" quel bonheur, un ange passe, un moment de grâce nous envahi! 
Merci Dorine, votre témoignage c’est Noël avant Noël!  

Hervé Pillaud              


dimanche 1 décembre 2013

E-puissance10 : les raisons de la réussite

Vos sourires sont des baisers, ils sont ma récompense !
“Vendée Réseau Sociaux”, la jeune association que j’ai le bonheur de présider a organisé, quelques mois après avoir été créée, les “Vendée Digital Awards”. Nous avons voulu récompenser les plus belles réalisations en communication digitale en relation avec la Vendée et montrer à tout un chacun que la communication digitale pour les entreprises, les collectivités, les associations est nécessaire et abordable!
Au lendemain de la cérémonie de remise des prix, je pense pouvoir dire que nous avons réussi. Nous avons posé les bases d’un chantier qui ne fait que s’ouvrir.
Il ne me revient pas d’analyser les résultats, Hervé Kabla, président du jury, en tout point légitime pour cet exercice, l’a très bien fait sur le site internet de Médiaaces : http://www.media-aces.org/

Néanmoins le palmarès est éloquent : une application improbable réalisée par EID Atlantique pour identifier les moustiques, Le festival de Poupet : le festival de verdure, un grand prix à l'entreprise Wiseband plateforme  qui sert à près de 20000 artistes pour contrôler la diffusion et la promotion de leur offre sur le net et un merveilleux coup de coeur à Voile des anges l'association qui a pour vocation de redonner l'espoir aux familles ayant perdu un enfant !
Un jury indépendant reconnu par sa compétence, une équipe de choc pour l'organisation, des partenaires qui nous font confiance ont été les éléments qui ont permis la mise en oeuvre.
    
Je me suis amusé à écrire le E du digital en dix mots qui font la réussite :

Equipe : Rien de beau se fait seul, chacun a ses talents, chacun doit apporter, on doit se faire confiance. Orchestrer tout l’ensemble fera la réussite. 

Engagement : Il est le carburant, révèle tous les talents, sublime tous les efforts et donne la fierté. On y met tout son coeur!

Enthousiasme : C'est là, la part du coeur. C'est là l'exaltation, l'allégresse de bâtir.  Il est là, le secret qui permet de convaincre.

Echange : Beaucoup, à chaque instant et par tous les moyens. La réussite sera belle pour qui construit ensemble. 

Expertise : Elle est bien  moins glamour, mais pourtant nécessaire, faite de compétences, une à une associées.

Expérience :  Révélation du rêve que l'on construit ensemble. Faite de réflexions et de nos intuitions parfaitement conjugués.

Evènement : Instant que l’on prépare. Il passe bien trop vite quand il est réussi. Instant de nos espoirs, à nul autre pareil, ne se reproduit pas, sublime les souvenirs, s’embellie dans le temps.

Exclusivité : Elle se fait sans partage, chaque fois inventée, à nul autre pareille elle ne doit ressembler. 

Emotion : Elle est la part du rêve. Elle apporte chaleur et puis l’humanité. Ne doit pas être feinte, sensiblerie malsaine. Elle doit être authentique pour être partagée. 

Enchantement : Il est un objectif, ce qui construit l’avenir. C’est ce qui va ressortir quand tout est réussi, ce qui donne de l’espoir, permet de rebondir. Il fait les renaissances, donne des perspectives. La touche du poète qui fait les choses belles. 

S’il en fallait un autre, conjugué avec lui, il est Emerveillement, celui qui fut le mien devant tous vos sourires : ils sont ma récompense, mon envie de poursuivre.


Hervé Pillaud 

dimanche 17 novembre 2013

Garder le focus !


Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose ! 
(Nietzsche, Crépuscule des idoles)

Garder le focus en langage québécois (employé néanmoins chez nous également) signifie garder le cap, garder sa concentration, tout mettre en oeuvre pour augmenter ses chances de réussite.
Cindy Rivart sur son blog donne son top 7 pour y arriver. Exercice intéressant, beaucoup d’éléments correspondent à ma propre expérience, j’ai fait l’exercice et  vous le fait partager :


Lire : Effectivement, c’est un exercice que je m’impose également. Lire des ouvrages divers, comme le dit Cindy. Quelques-uns pour apprendre mais aussi pour s’échapper et j’ajouterais pour améliorer mon ouverture d’esprit.


Faire du sport : Il m’aura fallu 56 ans pour m’y mettre! Pas glorieux, je vous l’accorde. Pourquoi pas plus tôt, Je ne sais pas, mais ce que je sais c’est que la découverte de la marche nordique a été pour moi une révélation. Elle m’a fait découvrir une nouvelle hygiène de vie, bien au delà des cinq kilomètres quotidien que je pratique en marche rapide. De la honte de moi des premiers jours ou je traînais mes 108kg, je suis arrivé à la fierté de diviser presque par deux le temps pour les parcourir en perdant ce qu’il faut pour remettre les pantalons de mes vingt ans.

Me lever tôt : Cindy n’évoque pas cet élément. Pour moi il est essentiel, le matin procure des sensation qu’aucun autre moment de la journée n’apporte. Moment privilégié pour la réflexion, la chose s’est amplifiée depuis mon exercice quotidien de la marche rapide.

Réfléchir : effectivement, quoi que l’on fasse c’est essentiel. Se poser, physiquement ou pas, mais surtout se vider la tête de tout, entrer en méditation. Je vous l’ai dit au dessus, c’est le matin que pour moi ces choses sont possibles.

Dire non: effectivement comme le dit Cindy, exercice pas facile, mon esprit curieux et passionné me joue parfois des tours. Répondre avec du recul est un exercice important pour savoir dire non. C’est peut-être par là qu’il faut commencer, prendre du recul !

Assumer d’être slasheur : Une seule vie n’est jamais assez longue pour faire tout ce que l’on voudrait, alors il faut assumer d’être pluriel. Un peu d’organisation et une grande confiance dans les gens qui m’entourent permettent beaucoup de choses. Pas toujours confortable, mais tellement exaltant. Seule chose a laquelle il faut veiller, ne perdre personne en chemin !

Se former : Il y a mil et une façons d’apprendre, nous dit Cindy. Oui, oui milles fois oui, il faut constamment apprendre, se remettre en cause, seuls les imbéciles détiennent la vérité !

Voila c’est fait, comme Cindy j’ai établi mon top 7, ce qui me permet de garder ma concentration. 
Si le coeur vous en dit, réalisez vous aussi votre top sept ! Tiens “Topset”, c’est bien ça qui donne l’énergie suffisante ;).

Hervé Pillaud

http://www.cindyrivard.com/tranche-de-vie/mon-top-7-pour-garder-le-focus/

Mon top 7 pour garder le focus



Dans le feu roulant du quotidien, on tend à oublier où l’on veut aller et je ne suis pas mieux que les autres à ce sujet. J’ai profité de l’été pour prendre un peu de recul et me voilà de retour en force pour continuer à avancer vers mes objectifs!
Voici donc ce qui m’aide à garder le focus sur l’essentiel. Si vous vous attendez à avoir des trucs relatifs aux affaires, vous serez étonnés de voir que la plupart d’entre elles sont plutôt axées vers « le décrochage ». ;-)  Que voulez-vous, c’est mon premier billet pour la rentrée, il est un peu plus léger.

1 Lire. Tout simplement

J’avais laissé de côté ce bonheur depuis quelques années me contentant de 2 ou 3 livres annuellement. Je suis fière de dire que j’en suis à une quinzaine depuis janvier.  Beaucoup de livres pour apprendre et réfléchir et quelques-uns pour m’évader.

2. J’ai un coach!

C’est une première pour moi. Je crois que pour continuer à aider les autres à avancer vers leurs idéaux communicationnels, je me dois moi aussi de travailler sur mes idéaux. Merci Sylvie!

3. Faire du sport

Ce n’est pas encore à plein régime, mais je fais du karaté 2 fois par semaine depuis janvier et j’ai renoué avec le vélo et la baignade dans mon lac cet été. C’est juste assez pour décompresser, mais pas encore assez pour me remettre en forme! Mais c’est un début.

4. Réfléchir

Juste arrêter et réfléchir. C’est fou comment on peut prendre conscience de beaucoup de choses, personnellement parlant. De plus, ça accélère la créativité et fait jaillir de bonnes idées. Un plus pour moi et pour mes clients.

5. Dire NON

Je dois avouer que j’ai encore du boulot à faire de ce côté, mais je sais que c’est ce qui m’empêche d’avancer. Je ne peux pas dire oui à tout le monde.

6. Une chose à la fois (ou presque!)

On s’entend qu’être en affaires, ça veut dire mener de front plusieurs dossiers en même temps. Cependant, au lieu de sauter du coq-à-l’âne pour un oui ou pour un non lorsque j’ouvre un dossier, c’est lui qui a mon attention. C’est bien moins stressant ainsi! Je termine la journée en ayant eu l’impression qu’elle a été productive.

7. Formation

Aller chercher de l’aide et les outils nécessaires pour améliorer mes compétences et développer de nouveau projets. La formation continue, c’est essentiel dans le monde d’aujourd’hui et il y a 1001 façon d’apprendre. C’est pourquoi j’ai débuté le programme offert par l’Académie Zéro Limite.
Bref, vous pouvez constater que tout ce qui figure dans ma liste consiste à penser un peu plus à moi. Ça me rend beaucoup plus disponible et réceptive aux gens qui m’entourent, que ce soit mes proches ou ma clientèle.
Et vous, quels sont vos trucs pour garder le focus?

dimanche 10 novembre 2013

Il aurait soixante ans

C'était le onze novembre 1997, cette date restera à jamais gravée dans ma mémoire. Il nous avait invité chez  lui pour fêter son anniversaire, il avait quarante quatre ans ce jour là. Le centre de soins palliatif ou il avait été accueilli quinze jours plus tôt lui avait permis de venir passer le week-end avec les siens. Nous devions être là pour 11 heures et demi précise, il s'était préparé pour cette réception, prenant ce qu'il faut pour apaiser ses douleurs. Il nous ouvrit la porte avec le sourire qui toujours égaillait son visage. Il soufrait mais feignait de le montrer. Son corps, jadis si fort était décharné, son visage pétri par la douleur. Il se tenait malgré tout bien droit, la tête fière, il gardait l'aisance et le charisme du leader qu'il était.
Avec lui et les deux amis qui m'accompagnait ce jour là, nous avions établis des tas de projets et beaucoup bâti. Il était toujours devant, une idée chassant l'autre mais toujours avec la volonté d'aboutir et toujours dans le souci d'amener le plus grand nombre dans le projet. Il savait que l'on ne réussi jamais seul et que le dynamisme n'a de valeur que s'il est partagé. Nous avons vécu dix années durant une formidable aventure. La rivière qui traverse notre village était au centre de nos préoccupations : nous avions besoin de son eau mais nous voulions la garder en bon état. A cette époque pas si lointaine (c’était en 1989) nous pouvions encore entreprendre, l’initiative était encore du domaine du possible, l’envie et l’ambition pour notre pays étaient partagés. Un jour, je vous raconterai cette histoire.
Assis autour de la table, nous voulions l’écouter, l’entendre encore une fois, était ce la dernière? Nous nous refusions à l’admettre. Il pris la bouteille qu’il avait préparé pour fêter ses 44 ans, me demanda de la déboucher et de servir, puis il se mis à parler. Ses mots résonnent encore dans ma tête comme si c’était hier : “c’est la dernière fois que nous nous voyons” nous dit t’il “Il faudrait un miracle pour que je m’en sorte. Cela peut durer quelque jours, quelques semaines tout au plus. J’ai voulu vous voir, j’ai trois choses à vous demander : Je veux que vous mettiez tout en oeuvre pour continuer et pérenniser ce que nous avons bâti. Mon fils n’a pas fini ses études, il doit les finir et pour qu’il puisse s’installer vous cultiverez la ferme en attendant qu’il s’installe. Et pour finir quand le jour sera venu, c'est vous qui me porterez là ou vous savez” Sa voix était douce, calme, aussi déterminée que lors de nos réunions passées.
Six jours plus tard, il nous quittait à jamais. Nous avons satisfait à toutes ses demandes. Traverser le pont ou nous avions élaborer tant de projets pour le conduire là-bas au bout du village ou il repose depuis fut un moment pénible, tant de souvenir et de vrais rigolades remontaient à notre mémoire. Sa ferme nous l’avons labouré et récolté trois années durant sans que personne n’ose convoiter les terres et son fils les cultivent toujours. Cet épisode serte modeste restera peut-être le plus beau souvenir de mon engagement syndical. Ce que nous avions construit ensemble vie toujours sans que personne n’ai à ce jour imaginé de le remettre en cause. Ses souhaits se sont accomplis sans que ce ne soit extraordinaire mais le fruit d’une amitié sincère.
C’était il y a seize ans, ce jour là fut pour moi un jour fondateur. Il nous à transmis dans ces dernières paroles une force indescriptible, une envie de regarder définitivement  devant nous. Ensemble, nous avions vécu durant dix années  une formidable aventure humaine, pour lui elle s'est achevée le 17 novembre 1997 il avait 44 ans, il en aurait soixante aujourd'hui. Pour moi et bien d'autres, il n'est pas vraiment parti, il n'est de jour qui se lève sans que je pense à lui. Il représente une force dans les moments de doute, il me manque pour partager quelques bons moments mais ainsi va la vie. Il s’appelait Vincent, il était mon ami.
Hervé Pillaud
 

dimanche 3 novembre 2013

Va semer, il est temps !

Le temps est aux semailles, il est à l'engagement.
J'ai préparé la terre, j'y ai posé le grain.
C'est le temps de l'espoir, le temps des prévisions.
Le temps de la patience des jours de grand frima.
Le temps devient rebelle et la terre s'assoupit.
Le grain va y périr et ainsi s'accomplir.
Semer c'est entreprendre, c'est assumer un risque.
Risquer de perdre un grain, souhaiter qu'il fructifie.
S'en soumette au destin mais l'aider tant qu'on peut.
Y mettre toutes ses forces, son amour et sa peine.




Semer c'est s'inquiéter, ne jamais le montrer.
Accepter d'assumer et se remettre en cause.

Refuser de subir et forcer le destin.
Dans les ville et les champs quelque soit votre vie.
Il est des grains de blé partout à mettre en terre.
Ouvrez votre grenier et sortez en le grain.
L'hiver qui arrive est propice aux semailles.
N'ayez pas peur du froid, il durcira le plant.
Ne craignez pas l'inconnu, allez saisir la chance.
Le temps est aux semailles pour qui veut entreprendre.


Herve Pillaud