samedi 30 mars 2013

Petits souvenirs de congrès

Congrès 300 tweets à l'heure et 2 000 followers ! Merci à tous !

Troyes et la FDSEA de l’Aube ont accueillis cette semaine le congrès de la FNSEA. Pour ce qui me concerne, c’est mon dixième congrès. Depuis 2004 au Grand-Bornand, j’ai toujours fait parti de la délégation vendéenne. Chaque congrès laisse son lot de souvenirs : des bons, des moins bons, des moments fondateurs qui construisent l’avenir et quelques fêtes dont je me souviens encore. C'est un moment important dans la vie de notre organisation et à chaque fois une constante : l’enthousiasme et la fierté que met le département d’accueil à recevoir les paysans venus des quatre coins de France. Je peux vous citer les dix congrès auxquels j’ai participé et y trouver au moins un souvenir, un petit bonheur, une rencontre. 

Le Grand-Bornand en 2004 me laisse le souvenir d’un aveyronnais solide que nous avons peu revu par la suite : François Jacoby  prenant le micro depuis la salle et mettant  en action tout son talent de tribun pour défendre le statut du fermage.
De 2005 au Mans juste avant des élections européennes me reste la réception de quatre leadeurs politiques pour nous parler du projet de leur partis respectifs, il y avait parmi eux un certain Nicolas Sarkosy et un autre nommé François Hollande, nous ne présagions pas que ces deux là seraient les futurs présidents de la république.
En 2006 nous avons traversé la France en train pour Metz et le souvenir y est plus personnel, mon cousin de Thionville me reçu chez lui le mardi soir à diner et dormir, je ne l’ai jamais revu, il quitta ce monde subitement quelques jours plus tard.
De  Marseille en 2007, je suis incapable de vous dire ce sur quoi nous avons travaillé, mais je me souviens de l’esplanade ensoleillée du Pharo et des interminables pauses agrémentées de produits de Provence.
2008 restera un congrès fondateur dans le projet économique de la FNSEA et celui de l’omni présence des moustaches de mon ami Alain Bernier président de la FNSEA 44 savourant au delà du raisonnable la victoire des élections aux Chambres d’agriculture un an plus tôt.
De Poitiers en 2009 je garde le souvenir de querelles que nous avons su dépasser, de personnes que j’ai un temps détesté et qui sont depuis devenus des amis. La division nous a guettée, nos avons su la surmonter.
2010 Auxerre s’est déroulé quelques semaines après que la mer ait envahie les terres du litoral de Vendée, reprenant ses droits sur des milliers d’hectares et arrachant à la vie 59 personnes. Il restera dans bien des mémoires l’intervention de mon ami Damien racontant le désespoir des premiers instants, mais aussi la solidarité de notre FNSEA et les paysans qui rapidement se relèvent. "La solidarité a vaincue l'adversité" nous disait t'il. Personne n’a oublié les larmes d’émotion d’une salle debout pour l’applaudir et lui juste à coté de moi assis recroquevillé dans sa chaise comme un gamin soulagé d’avoir fait partagé tout le poids d’un travail de Titan.
De la cité malouine en 2011 je garde le souvenir de ce que nous commencions à construire avec de nouveaux outils de communication. Nous n’étions guerre plus de deux dans l’aventure dont nous ne savons pas encore jusqu’où elle va nous conduire. Nous commençons juste à apprécier les premiers résultats.
L’an dernier, Montpelier me laissera le souvenir du tour de force réussi par la FNSEA de faire intervenir la quasi totalité des candidats aux élections suprêmes de notre pays pour nous donner leur vision de la ruralité et de l’agriculture.
Et Troyes 2013 me direz vous : je ne sais pas encore ce que ma mémoire dans dix ans aura retenu, l’avenir le dira. Trois jours après la fin du congrès en regardant un peu dans le rétro je vois le chemin parcouru dans notre communication. Il y a deux ans qui étaient convaincu de l'intérêt des média sociaux? Deux trois fous tout au plus. L’an dernier déjà nous étions une poignée à relayer en direct les interventions des candidats à l’élection présidentielle. Cette année la salle a pu suivre en direct durant deux débats les meilleurs tweets postés sur la toile et nous avons été prêt de trois cent à relayer l’info #FNSEA. Le meilleur souvenir restera celui de mercredi matin : une deux millième personne s’abonnait à notre compte twitter.
Nous avons pu apprécier cet instant ensemble, tous ceux qui depuis le départ y ont crû. Nous l'avons fêté  non pas comme un aboutissement mais comme le signe d’un nouveau départ. 
Désormais ce qui sera dit sur notre métier, sur ce que nous faisons, nous appartient.
Hervé Pillaud 

dimanche 24 mars 2013

Fraicheurs et candeurs de printemps


Le jour déjà se lève, chaud et doux à la fois.
Le printemps qui renait, la vie qui recommence.
La fleur n'est que bouton, pas encore réveillée.
La chenille chrysalide, pas encore papillon.

Violette sur le talus émergeant de la mousse.
Une goute de rosée la fera s'épanouir.
Un rayon de soleil donnera la couleur.
Lumière du matin, il la fera jolie.

Le petit Apollon n’est encore que chenille.
La chrysalide au soleil sera bientôt éclose.
La chaleur du midi va parfaire son éclat.
Sur la fleur épanouie, il ira butiner.

La fleur est une femme, une Lorelei enfant.
Elle ne veut que séduire, ne sais pas qu'elle attire.
Le papillon un garçon, presque déjà un homme.
Il caresse la fleur, il la trouve joli.

La fleur s'épanouie, il hume son parfum.
Le jour n'est pas venu, il n'ose la cueillir.
Ils sont aux rêveries de leurs tendres années.
Candeurs et insouciances de leurs premiers printemps.

Hervé Pillaud