dimanche 19 mai 2013

Plaidoyer pour un monde nouveau


De quoi s’agit t’il : de ma vision de ce que sera demain? Aucun intérêt! Je serais de toute façon bien incapable de vous prédire quoi que ce soit tant l’avenir est incertain. Ce dont je veux vous parler dans ce bavardage du dimanche, ne tient pas d’’une projection vers le futur mais de réalités vécus et de belles rencontres au Web2day à Nantes. Loin des lamentations d’un monde fini bien qu'il ne le croit pas et qui n’en termine pas de mourir, j'ai passé une journée rafraichissante. J'ai trouvé des gens aussi fou qu’enthousiastes, sérieux sans se prendre au sérieux, volontaires et créatifs, ils sont là pour partager sur les réalités de demain.
Dans un lieu unique par le style et sa situation, tellement improbable qu’on se demande s’il n’a pas été créé à cet effet, se retrouvent durant deux jours la créativité et l’échange. « La Fabrique », c’est ainsi que se nomme ce lieu a été construite sur de vieux entrepôts du port de Nantes laissés à l’abandon. Tout un symbole, installer la créativité sur les friches d’un monde défunt. Bien sur, cet endroit ne vie pas que deux jours dans l’année et est le plus souvent réservé à d’autres évènements dans le domaine de la culture. On croise ici la créativité musicale et les « machines de l’ile de Nantes » dont la plus connu est le grand éléphant. Ici les choses ne sont pas cloisonnées : le ludique côtois l’entreprise, la production est le fruit de la créativité et finalement l’utile tutoie en permanence l’agréable.
Qu’ai je vu vendredi au web2day ? Des conférences qui m’intéressaient, évidemment. Des créateurs de Startup qui ont conçus des outils que j’utilise comme Scoop’it ou Mention. De jeunes créateurs comme les concepteurs de « 10vins » http://www.10-vins.com/ (@10_Vins sur twitter) qui pourraient bien demain faire plus pour la promotion des crus de nos régions que toutes les campagnes de promotion à grand prix. J’y ai surtout vu des centaines de gens, jeunes dans leur tête même si certaines de ces têtes comme la mienne sont plutôt poivre et sel. J’ai fait de belles rencontres parfois inattendus, je ne les citerai pas, j’ai trop peur d’en oublier. J’ai pris des contacts multiples. Je suis reparti avec l’envie de revoir ces gens, ce sera le cas j’en suis sur tant leur enthousiasme est communicatif.   
Ici dans les conversations, face aux difficultés multiples de notre société, pas de lamentations mais du volontarisme, pas de faiseurs de peurs mais des concepteurs de solutions, pas de rond de cuir institutionnels mais des entrepreneurs ; tout ce que j’aime. Pour résoudre un problème, au triptyque : commission, règlement et taxe, ils opposent : créativité, confiance et action. Ils ont le souci d’être compétitifs mais reconnaissent le droit à l’échec. Ils disent vouloir « matcher » (relever les chalenges dans leur jargon) sur ce qui les motivent. Leur vie ils la veulent entière, ils seront naturellement « slashers ». Ils associent déjà la vie au travail et celle des loisirs et répondent d’un sourire entendu quand on leur parle 35h.
Mon métier dans tout ça, direz vous ? Il y a toute sa place, les startups qui s’installent partout pour construire l’entreprise de demain ce sera également les « green startups » de l’AEI, certaines sont déjà là ! Mon métier y a aussi sa place quand on les entend dire lors d’une conférence  : « les tracteurs se conduisent par GPS, tout le monde à accès à l’innovation et c’est tant mieux, le monde change » Mon métier il y a sa place pour écouter ce dont ils auront besoins pour se nourrir, se vêtir ou se chauffer.  Quand on leur pose la question : « plutôt hamburger ou entrecôte? » Ils répondent « moi c’est sushi et food box ». Autant de chalenges à relever. Les agriculteurs de demain devront aussi « matcher » sur ces défis enthousiasmants.  
 
    Hervé PILLAUD