dimanche 1 septembre 2013

La Cousinade

Préparée pendant des mois, voulu comme un devoir de mémoire pour que chacun d’entre nous sache d’ou il vient et vécu dans la bonne humeur, ces quelques mots pourraient suffir à définir ce qu’est une cousinade. Identifier et rattacher à une terre une famille nombreuse que les décennies ont éparpillé de part le monde en est une autre. Retrouver ses racines, comprendre d’ou l’on vient pour savoir ou l’on va et se le remémorer dans la bonne humeur et la convivialité, sont les ingrédients de la réussite d’une telle manifestation.
 J’ai la chance d’appartenir à une de ces familles nombreuses qui ont façonné le bocage vendéen et hier nous étions 800 réuni dans le seul but de se retrouver sur la terre de nos ancêtres. Un  livre à été écrit : « les Pillaud de Montapeine » 650 litres d’apéritif ont été préparés, des barnum ont été montés pour que chacun y trouve son aise.
Le livre « Les Pillaud de Montapeine » c’est l’histoire d’une famille, celle de mon père et par le fait même la mienne. Felix mon grand père, personnage exubérant connu dans toute la région saura avec Angélina, ma grand-mère, faire face aux difficultés de la vie avec une ténacité à toute épreuve. Angélina à 39 ans aura passé le quart de sa vie enceinte donnant naissance à 15 enfants, dix filles et cinq garçons. Quatre de ses filles, mes tantes les plus âgées se marièrent le même jour et instant béni de dieu, cinquante ans plus tard nous avons fêté les noces d’or des quatre couples, toujours unis et tous vivants. Un fait à marqué l’histoire de ma famille, trois de mes oncles sont allé se battre en Algérie sans enthousiasme aucun, par bonheur y en reviendront tous vivant. Ils n’on vu dans cette guerre que pudiquement on leur avait présenté comme une mission de pacification qu’injustice et temps perdu. Pourquoi aller défendre et protéger des gens pour lesquels ils n’avaient aucune sympathie contre une population qui ne voulait simplement qu’exister et qui ne leur était aucunement antipathique. Les valeurs que leur ont inculqué leurs parents sont bien loin de tout ça, elles s’appelent l’amour de la terre, la droiture, le respect de l’autre et du travail bien fait. Rien  ne peut justifier l’éloignement forcé de Montapeine et pourquoi aller se battre contre des gens qui leur ressemble bien plus que ceux qu’ils sont sensé défendre.

Ce sont des valeurs simples de la vie, valeurs retenus, vécus mais si peu exprimés. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Je ne sais pas. Bien impudique, me direz vous ? Peut-être, chacun a son histoire. Alors pourquoi ? Simplement parce que j’avais envie, envie de vous faire partager un peu de ce bonheur qui est le mien d’être de ces gens. Envie de vous conter en quelques mots cette histoire dont je suis fier.  
Hervé Pillaud