dimanche 27 octobre 2013

La spiritualité pour vaincre la peur !

La tempête est là ce matin sur les terres de la Pitardière, parfum d’automne qui n’en fini pas d’arriver avec ses températures trop douces et ses journées encore gorgées de soleil.
La tempête est aussi dans mon crane depuis hier soir, depuis que j’ai vu sur mes réseaux favoris ces images terribles des forces de l’ordre ripostant en tir tendu à coup de flash-ball sur des manifestants simplement venu défendre leur avenir. Ils ont mis les bonnets rouges de la révolte du papier timbré en 1675 pour dénoncer comme leurs aïeux bretons le poids insupportables des impôts et des taxes qui s’entassent. A leurs cris de désespoir, ils n’ont de réponses que des coups et de la violence. Il y a dans ces manifestants certains de mes amis, je sais qu’il y a des blessés graves, qui sont ces blessés ? Je sens un malaise, le temps est un instant suspendu comme si quelque chose pouvait basculer.  
Que sera demain ? Tout est possible, nous n’évoluons que par rupture. Sommes-nous à la veille d’une déstabilisation majeure ? Certains esprits aussi manipulateurs que détestables s’emparent de l’événement, sentant l’aubaine de capter ces esprits fragilisés par la crainte de la précarité. Les raccourcis sont faciles, l’amalgame s’installe confortant le bien pensant dans ses certitudes toutes faites. Le doute s’installe en moi, j’ai envie de crier : « Nous sommes tous des bonnets rouges » mais je crains cet amalgame, cette récupération par ces extrémistes exploiteurs de peur. Qui peut empêcher l’irréparable dans cette spirale infernale?
J’entends alors sur ma radio favorite un homme que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, il est écrivain musicien et slammeur. Il d’appelle Abd Al Malik, sa voix est douce, ses paroles sonnent juste. Il est là pour faire le pitch d’un livre qu’il vient d’écrire : « L’islam au secours de la république ». Le titre interpelle comme une provocation. Il s’agit d’une fiction dans laquelle il imagine quelle serait la réaction des français s'ils apprenaient que le favori à l'élection présidentielle était de confession musulmane. La découverte est fortuite, elle se fait  par hasard quand les choses sont devenu quasi irréversibles. Le favori des sondages n'a jamais fait état de sa spiritualité, elle est du domaine privé, elle lui appartient. Abd Al Malik met en exergue les valeurs de la république : la laïcité, le respect, le sens du devoir. Il nous parle de spiritualité qui induit l’éthique, la déontologie, l’humanisme. Ses mots sont forts comme un rempart contre l’instrumentalisation des choses.
Ce livre, je vais pour ma part m’empresser de me le procurer et de le lire. Petit moment de bonheur dans un monde d’incertitude ! Ce fut le cas en écoutant ces quelques mots que vous pouvez retrouver en podcast sur Europe 1 ou ailleurs. La force de la spiritualité, la vrai, celle qui est au fond de nous sans que l’on en fasse état est précieuse à quiconque en est détenteur. Quelque soit la foi qui nous anime, elle donne, j’en suis convaincu la force nécessaire pour affronter les difficultés et faire un monde meilleur.
Hervé Pillaud