samedi 26 avril 2014

Le lotus s’épanouit au printemps


J'ai découvert cette semaine à l'autre bout du monde des gens convaincus que demain sera mieux qu'aujourd'hui. J'ai rencontré un peuple de bâtisseurs qui ne se posent d'autres questions que d'avancer. J'ai palpé l'optimisme érigé en vertu. 
Place Tian'anmen 6h du matin mercredi 23 avril 2014
Cette semaine, j’ai vu la Chine ! Non, dire que j’ai vu la Chine est un peu prétentieux, on ne peut prétendre voir et comprendre un tel espace peuplé d’un milliard trois cent millions d’êtres humains en si peu de temps. J’ai eu le bonheur de survoler, dans un ciel limpide, le désert de Gobi des romans de mon enfance. J’ai vu depuis l’avion la grande muraille juste avant de plonger sur Pékin. Mercredi au matin, à l’heure où le soleil se lève sur la ville embrumée de vapeurs, je suis allé courir sur la place Tian'anmen, moment incontournable à deux pas de mon hôtel.
Tout le long de la semaine ce fut une autre Chine qui m’attendait, sorte de Las Vegas la nuit et de Los Angeles le jour, pointée vers le ciel. Une ville tout en chantier qui se construit devant nous. De Pékin à Qingdao, la riviera de la mer de Chine peuplée de 9 millions d’habitants où nous avions rendez-vous, rien n’est trop haut, rien n’est trop beau pour inventer demain. Pékin est dans la brume, je l’ai vu ; Pékin est pollué, je l’ai respiré; mais Pékin demain sera dépollué et continuera à pousser exempt de toute pollution parce qu’ici on ne dit pas, on fait !
Qingdao la riviera chinoise de nuit : je l'ai vu !
J’ai traversé en train toute la province du Shandong qui nous conduit vers l’est jusqu'à la mer. J’ai vu des villages qui sont devenus des villes, et au hasard d’un arrêt dans un lieu improbable appelé Qufu, quelqu’un nous a dit : « C’est ici qu’est né, le maitre Confucius. » Je me suis rappelé ce que j’ai entendu, il y a juste un an, de l’autre coté de la mer de Chine, au fond de la Corée ; ces mots déjà anciens et pourtant si présents : « Certain regardent ce qui se fait et se demandent pourquoi? nous, nous rêvons de ce qui n’existe pas et disons pourquoi pas ! »
J’ai vu à Qingdao,  de jeunes français qui ont dit : « pourquoi pas ! » Expatriés volontaires pour des entreprises à l’international, ils sont venus bâtir des ponts pour traverser la terre. Ils reviendront un jour ou bien peut-être pas, peu leur importe, la terre est leur terrain de jeu. Ils sont là ou l’on bâtit, ils sont là ou l’on vit. S’ils nous reviennent un jour, ce sera pour bâtir, pour bâtir un demain qui veut bien avancer. Forts de belles rencontres et d’une belle expérience dans ce nouvel Empire, qui est plus que jamais au milieu de la terre, ils construiront chez nous ce qu’ils auront appris. 
   
Les Chinois vénèrent le lotus sacré, symbole de pureté et d'élégance
Si vous venez ici, vous verrez aussi une Chine. Peut-être serez vous dans une autre ville et ce sera une autre Chine. Si dans un an, vous venez à Qingdao, ce sera aussi une autre Chine, tant ce pays se façonne aussi vite que poussent les fleurs de l’exposition internationale horticole de Qingdao qui nous a fait venir ici. Où que vous alliez et qu’importe quand vous viendrez, vous y verrez votre Chine. Quelque soit le lieu, quelque soit l’instant ou vous allez venir, vous y verrez des gens convaincus que demain sera mieux qu’aujourd’hui, tant aujourd’hui fait oublier hier.
J’ai vu une Chine au printemps de sa renaissance, oubliant le passé et tournée vers demain. J’ai découvert un monde qui croit en son avenir. J’ai rencontré un pays aussi frais, aussi beau que la fleur du lotus ouverte vers le ciel au dessus du plan d’eau des floralies de Qingdao. 

Le thème de l'exposition internationale horticole de Qingdao est From the earth, for the Earth : à méditer !


Hervé Pillaud

J'ai écrit ce billet dans l'avion du retour, encore enivré de souvenirs qui ne sont pas prêt de me quitter. Dans quelques jours venez découvrir l'album photo de mon voyage sur Facebook