samedi 24 mai 2014

Vaincre nos peurs pour vivre nos rêves !

Oser affronter nos peurs pour pouvoir vivre nos rêves, c’est le message que personnellement je ressort de la lecture du dernier ouvrage de Luc Ferry L’innovation destructrice. À une époque ou l'homme a rarement eu aussi peur de son devenir, la lecture de cet essai est un pur moment de bonheur. L'humour et la malice à chaque page ou presque donne la fraicheur nécessaire à l'appréhension d'un tel sujet. Dans ce livre, Luc Ferry nous dit que ce qui va nous sauver, ce n’est pas la décroissance mais l’innovation, même si elle déstabilise le monde, détruisant une partie du présent pour bâtir le futur. Les questions qui se posent sont les suivantes : Comment profiter du dynamisme inventif tout en limitant ses dégâts économiques et politiques? Comment tourner le dos au pessimisme ambiant et affronter nos peurs ?

Entre innovation salvatrice et destruction mortifère, notre avenir nous appartient !

Pour affronter nos peurs, il faut d’abord commencer par fuir la perversité de l’orchestration de la peur. Nous vivons tétanisés par l’angoisse. Peut-t‘on trouver de l’exaltation quand la seule question qui vaille est de s’interroger sur la planète que nous allons laisser aux générations futures et de ne proposer en solution que le repli sur soi. "Loin des effets salvateurs de la prise de conscience des menaces qui pèsent sur le monde, l’environnement ou la géopolitique; la peur rend bête et méchant, incapable de penser librement, de nous ouvrir à autrui…" nous dit Luc Ferry. Affronter le discours inquisiteur des "instrumentalisateurs" de la peur est somme toute inutile, il faut les fuir. Fuir peut être courageux si c’est pour mieux affronter la peur.

Oser affronter la peur, c’est accepter l’inconnu, accepter les innovations structurantes, s’en emparer pour ne pas les subir. Des mutations technologiques gigantesques se profilent devant nous : les nanotechnologies et la biologie qui vont bouleverser notre approche de l’appréhension du vivant, de la maladie, et même de la mort; c'est aussi le numérique et les sciences cognitives qui vont donner aux machines un véritable pouvoir. Le monde bouge que nous le voulions ou non, rien ne peut l’arrêter, l’évolution se fera avec ou sans nous. Le rêve n’est t’il que le cauchemar d’un apocalypse inéluctable ? Que vont devenir les valeurs sur lesquelles nous nous sommes construit ? Qu’adviendra t’il de nos avantages acquis ? Question ultime, quelle planète allons nous laisser à nos enfants ? 

"Nous cherchons, pour répondre à ces questions, et surtout pour préserver l'essentiel de l’existant, des dépanneurs de la planète Alpha alors que nous sommes déjà sur la planète Béta" nous dit de son coté Edgar Morin. Il existe sur cette planète toute neuve de quoi rêver à de nouveaux paradigmes à construire. Nous pouvons craindre tout ce que ces changements vont inéluctablement détruire, et nous en arrêter là. Quel enthousiasme que de regarder plus loin et d’imaginer ce que va nous procurer ce monde nouveau. Il va se construire  avec l’efficacité du typhon qui balaye tout sur son passage ou avec l’efficacité de la sève qui fait pousser, ce sera à nous de choisir. Les deux ont en commun de commencer par détruire pour permettre de construire mais c’est la seconde hypothèse qui procure le plus de satisfaction. C’est cette construction là que nous propose Luc Ferry.

La sève qui fait pousser trouve sa première ressource dans le grain qui se meurt pour donner vie à la plantule qui fera une plante pour donner d’autres graines. L’image est agricole et me renvoie au principe fondamental d’Olivier de Serre : « Le fondement de l’agriculture est la connaissance du naturel des terroirs que nous voulons cultiver. » Nous trouverons les leviers de la découverte de ces connaissances dans les  formidables avancées que vont nous permettre les mutations technologiques qui s’amorcent. L’agriculture peut être au centre des NBIC (nanotechnologie, biologie, informatique et sciences cognitives) dans un monde ou les ressources sont finies. Le développement de la connaissance des ressources du vivant et leur mise en musique seront une des clefs de notre réussite collective. 
Mon rêve du paysan est d’être de l’orchestre qui jouera cette partition ! 

Hervé Pillaud


dimanche 18 mai 2014

Retour à Saint André

Premiers jours de soleils du joli mois de mai.
Souvenez vous du logis, de son charme discret.
Ce soir j’y reviens, retour à Saint André, y gouter le printemps.
Par une soirée futile, y cueillir une rose.
Gouter ce doux bonheur, l’espace d’un instant.


La maitresse des lieux nous accueille au perron.
Nous invite à rentrer, partager avec elle un peu de Saint André.
Aidée par BohèmeRose, elle a tout préparé.
Tout est là, rien ne manque, jusqu’au derniers détails.
Pour faire de cette soirée, une belle soirée.


 Un havre de senteurs, des couleurs si douces, sortes de nymphéas.
Bonbonnière accrochée au coteau de verdure.
Le château est un antre respirant le bonheur.
Notre hôtesse nous conduit jusqu'à la roseraie.
Pour chacune des femmes, elle y cueille une fleur.



Nous rentrons au château, le soleil s’est enfuit par dessus la vallée.
Pour finir la soirée, un plaisir à gouter, c’est l’instant Taittinger.
Comme un dernier vestige des soirées en ce lieu.
Raffinement exquis, chacun repartira, emportant une rose.
C’est ainsi que s’achève une belle soirée au château Saint André.







Hervé Pillaud 





Nous retournerons la semaine prochaine flaner dans les allées de Saint André pour y rencontrer des concerts improbables par les vents des cuivres de la Rose des Vents