dimanche 11 janvier 2015

Nous sommes vivant !

dessin de KKP, petit écolier belge à la chevelure flamboyante














Ce matin dans l’étable, j’ai vu une colombe, venue je ne sais d’ou juste pour une nuit, au milieu de la paille elle s’était fait un nid.
Quand le jour s’est levé, je l’ai vu s’envoler, emportant dans sont bec un petit brin de paille, on eu dit un crayon.
Je l’ai suivi des yeux et très haut dans le ciel, elle a été rejointe par trois autres colombes, ensembles elles ont volé.
Je les ai vu monter et puis monter encore pour se mettre à écrire, lettres banches sur fond bleu esquissant un dessin.
Que disant ce dessin, il esquissait des ailes, des ailes de colombes volant haut dans le ciel et riant à la vie.
Le crayon est agile et les colombes belles, d’un dernier trait de plume je les vois s’appliquer et d’un geste précis ils les font s’envoler.
J’ai vu trois oiseaux noirs assombrir le ciel et s’en prendre aux colombes en brisant les crayons et tuant les colombes.
Venu du monde entier, j’ai vu d’autres colombes reprendre les crayons, chasser les oiseaux noirs et puis redessiner.
Ils dessinent des colombes et puis d’autres colombes de toutes les couleurs pour égailler le ciel.
Le dessin devient vie et les colombes dansent, elles dansent à la paix qui s’impose à la guerre.
Ils dessinent et elles vivent, elles vivent et puis elles dansent, sont bientôt des milliers qui remplissent le ciel.
Elles dansent à l’amour bien plus fort que la haine, elles dansent à la joie qui fait vaincre la peur.
Elles dansent et puis dessinent et le crayon agile fait naitre les colombes qui dessineront encore.
Elles deviennent une foule qui veut porter la paix et dire non à la haine. Elles deviennent une foule qui veut vivre debout.
S’écartant de la foule, elle est redescendu, ma colombe du matin est venu me cherché, me prenant par la main, elle m’a dit d’y aller.
Alors je suis parti pour marcher en silence, en silence mais debout, dire ces simples mots : nous sommes bien vivant et voulons vous le dire.
Le dire par millions par le bel oiseau bleu, crier haut dans le ciel : l’amour triomphera, plus fort que la haine.
Dire que la peur nous fera nous unir, pas nous mettre à genoux !

Hervé Pillaud